Father & Son Motorcycles : 2 générations dévouées au custom...

Father & Son Motorcycles : 2 générations dévouées au custom…

Morgan et son vieux travaillent main dans la main à modifier des bécanes, plutôt des Harley-Davidson. Leur atelier s’appelle naturellement Father & Son.

La vie nous présente parfois des carrefours, et dans ce cas, il faut savoir oser se risquer sur une route que notre carte n’indiquait pas. A la faveur d’un déménagement, Morgan, 31 ans, a rejoint son vieux qui lui prenait tout juste sa retraite. Le 1er roulait alors en Street Bob, le 2nd en V-Max. Et puis, un soir qu’ils refaisaient le monde de concert chez eux, du coté de Rouen, ils en sont arrivés à la décision de construire ensemble un rigide. C’est là, précisément que tout a commencé.

“J’étais tellement admiratif de ces choppers dans la pure tradition nippone, et du travail de Shinya Kimura en particulier, je sentais bien que ma Dyna quasi-stock ne me correspondait plus…”

Ainsi est né leur atelier Father & Son Motorcycles, avec ce 1er projet en commun dont vous avez le résultat sous les yeux, parti d’un hardtail nu et d’un moteur de 1200 Sportster chromé à l’origine. Hormis la peinture sous-traitée, ils ont tout géré eux-mêmes. Il faut dire qu’à eux deux ils cumulent 4 décennies d’expérience dans le cambouis, 35 ans pour le papa et 5 pour le fiston, titulaire par ailleurs d’un DUT Génie Mécanique.

“Les rôles sont bien répartis, mon père endossant plutôt celui de directeur technique, et moi celui de directeur artistique.”

Ainsi notre camarade devait avoir à l’esprit un look bien old school, vu la déco rétro, les poignées et câle-pieds nostalgiques, le filtre à air type Ramflo, ou encore les accessoires aftermarket en laiton, comme les leviers Kustom Tech ou le support de compteur signé MHC Workshop. Au rayon des éléments homemade, on peut citer entre autres une selle en cuir et un sissy bar en cuivre (avec des tiges en inox à l’intérieur pour la rigidité), ainsi que des durites et un échappement 2-en-3 faisant appel au même matériau. La fourche rasée et rabaissée (-2 pouces) corrige l’assiette, les carters découpés apportent eux une touche perso, et citons encore un tendeur de chaîne chipé à une transmission primaire, un robinet d’essence piqué sur un vieux compresseur des années 50, et des autocollants chinés chez Stickers Deluxe pour le bac à huile… Mais sans espérer pour autant boucler l’inventaire !

“Pour tester sa fiabilité, je suis parti en vacances dans la Creuse au guidon de ce chopper, accompagné de mon père récemment converti au 1340 Softail modifié façon chicano. Pour lui comme pour moi, aucune panne à déplorer.”

Depuis cette 1ère réalisation ils ont été démarchés par quelques propriétaires de Harley, et 2 bobbers sur base de Sportster ont déjà quitté leur atelier. C’est cette demande naissante, pour des motos à la carte notamment, qui les a poussés à monter leur petite structure, même si les rencontres se font sur rendez-vous pour le moment car ils n’ont pas encore pignon sur rue. N’empêche qu’ils assurent aussi l’entretien courant et les modifications plus modestes si besoin, mais sans jamais renoncer au travail bien fait.

“Nous avons une petite cadence de production car nous misons sur le niveau de fabrication et de finition. Je suis persuadé qu’avec le temps, la qualité paie !”

C’est tout le mal qu’on vous souhaite, en tout cas. Et n’hésitez pas à nous donner des nouvelles de Father & Son Motorcycles, les gars !

A propos de Susokary :

Ch'timi né en 1978 et ayant depuis peu un pied en Belgique, chevauchant une FZ 750 stock depuis qu'il a été contraint de se séparer de sa W650 custom, amateur de bière et passionné de moto, ex-brasseur de "Chicks and beers" maintenant au guidon de "Un pneu dans la tombe", web monkey de métier, apporte sa modeste pierre à l'édifice de quelques entreprises œuvrant dans l'univers motocycliste.

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