Le street-tracker de Thomas, sur base de Yamaha SR 500 upgradée.

Attention les yeux ! Voilà la Yamaha SR 500 street-tracker de Thomas…

Méchamment « upgraded » ! Chaque semaine c’est une poignée de nouvelles bécanes qui atterrissent dans la boite mail d’UPDLT, mais quand celle-là est arrivée elle est franchement sortie du lot, chapeau ! Et dire que cela aurait pu ne pas se produire…

« Pour la petite histoire, j’ai acheté cette moto il y a 6 mois presque sur un coup de tête, un coup de "ras-le-bol". Je roulais dans Paris en CBR 1000 et j’ai été flashé une fois de trop, alors j’ai revendu ma grosse Honda pour acquérir cette petite Yam’. »

Le street-tracker de Thomas, sur base de Yamaha SR 500 upgradée.

Dès lors on devine aisément pourquoi la partie cycle a subi de telles améliorations, le comportement routier de cette mobylette des années 80 n’ayant à la base pas grand chose à voir avec celui des hypersportives actuelles, pas étonnant que notre camarade y ait accordé autant d’attention…

« En essayant la bête, c’est notamment le freinage inexistant et le manque de rigueur des suspensions qui m’ont incité à la modifier, l’aspect esthétique étant pour moi secondaire. »

Le street-tracker de Thomas, sur base de Yamaha SR 500 upgradée.

« Are you fucking kidding me!? » Même du point de vue du style et de la finition, cette prépa’ est une tuerie ! Et comme pour nous agacer encore un peu plus, Thomas a lui-même immortalisé son projet au fil de l’eau mieux que certains « professionnels » auto-proclamés n’auraient été capables de le faire…

« Pour la déco’ je suis parti sur un truc simple, avec un petit clin d’œil à l’Ile de Man en souvenir de vacances passées là-bas. »

Le street-tracker de Thomas, sur base de Yamaha SR 500 upgradée.

Mais vas-y, enfonce le clou, comme si on était tous capables de pondre un logo pour habiller nos pétoires ! A ce rythme-là, t’as pas fini de nous contrarier ! En plus, Môsieur a le culot de peindre son réservoir à la bombe et d’obtenir un résultat impeccable. Y a décidément pas de justice en ce bas monde…

Allez, pour arrêter de parler de choses qui fâchent, je vais tenter de vous résumer la liste des très nombreux travaux que cette Yamaha a subis. Un gros bras oscillant en alu’ spécifique (commandé en Thaïlande) et des amortisseurs Öhlins chipés à une XJR 1300 pour l’arrière, des cales de 42 mm et une huile plus « dure » pour l’avant, voilà pour ce qui est des suspensions. Et comme notre homme ne fait rien à moitié, il a profité du démontage de la fourche pour lui offrir des roulements coniques et de nouveaux joints SPI.

Le street-tracker de Thomas, sur base de Yamaha SR 500 upgradée.

Coté freinage, si l’arrière est resté « stock » l’avant lui a doublé en effectif, avec l’arrivée de disques « wave » de 320 mm destinés à une RS 125, et des étriers Brembo d’origine Ducati montés sur des supports « homemade », sculptés à la disqueuse dans un bloc de 10 mm d’épaisseur. Ils sont reliés à un maître-cylindre radial de CBR 1000 via un duo de durites aviation.

L’ensemble cocotte-levier d’embrayage provient lui d’une FZ1, l’accélérateur d’une TDM… De toute façon au niveau du poste de pilotage, hormis le commodo gauche tout a été remplacé. Le « gros » guidon de cross et les pontets assortis viennent de chez Easton, les poignées de chez Renthal… Le bouton de masse type cross, le rétro’ et le mini-compteur sont des « chinoiseries », mais discrètes. Quant aux cale-pieds de ZX6R ils ont été achetés une misère sur la Bay, et sont associés à un sélecteur de vitesses en alu’ plus coordonné.

Le street-tracker de Thomas, sur base de Yamaha SR 500 upgradée.

Le faisceau électrique a lui aussi été pas mal modifié, simplifié. Les différents composants, entre autres un nouveau coupe-circuit, ont été installés sur une plaque taillée sur mesure, et placés sous la coque de selle en « bec de canard » que Madame s’est chargée de garnir et d’habiller. Feu, phare, clignotants… Tous les périphériques ont été remplacés, tout comme la batterie qui a disparu au profit d’un condensateur, « kick start only » !

La mécanique n’a pas non plus été totalement oubliée. Des filtres K&N ont permis d’éliminer la boite à air, et un contre-cône peint en noir de libérer l’échappement. Et de peur que le revêtement ne subisse une érosion prématurée, à force de recevoir des coups de talon à chaque démarrage, le « silencieux » s’est vu greffer un pare-chaleur « maison ». Le souci du détail ! La bande thermique c’est pour le look, la chicane pour les voisins et les forces de l’ordre… Mais l’ensemble restait relativement bruyant, ce qui a mis la puce à l’oreille de notre camarade, problème réglé après le remplacement des culbuteurs et un réglage de la distribution.

Le street-tracker de Thomas, sur base de Yamaha SR 500 upgradée.

Finalement, avant l’ultime remontage et après avoir été repeintes à l’époxy, en même temps notamment que le cadre et la fourche, les jantes ont reçu à l’avant comme à l’arrière des pneus mixtes Pirelli, respectivement en 100/90-19 et 120/80-18. Les 1ers tours de roues ont fait l’objet d’une petite vidéo que je vous invite à visionner, quitte à sauter directement à 3’35 pour découvrir plus de détails encore que ce que les photos révèlent ici.

« J’ai voulu un mélange de pièces modernes et anciennes. »

Mélange qui fonctionne à merveille Thomas, et un résultat aussi homogène qu’abouti. Cette bécane est sûrement aussi marrante à conduire qu’agréable à regarder, et je ne sais pas s’il t’arrive de regretter ta CBR à l’occasion, mais sûr que celle-ci va faire un paquet d’envieux et forcer bien plus d’admiration. Félicitations !

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Cliquez ici si vous ne voyez pas apparaître le diaporama intégré.


P.S.: En bonus, la petite vidéo dont je vous parlais plus haut :

A propos de Susokary :

Ch'timi né en 1978 et roulant en Kawasaki W650, amateur de bière et passionné de moto, ex-brasseur de "Chicks and beers" maintenant au guidon de "Un pneu dans la tombe", apporte sa modeste pierre à l'édifice de "All you need is ride", Comete Motocycles, Legend Motors et RAD Motorcycles Magazine, entre autres...

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3 commentaires

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  1. Hyper propre !
    Les Öhlins, en plus d’être efficace, qu’est-ce que c’est bôôô !
    Est-ce que Thomas aurait un blog où il montrerait la progression du projet ?

  2. J’ai relu et trouvé, ça a répondu à pas mal de questions.
    Les Öhlins c’est vraiment le détail qui dit que Thomas rigole pas !
    ;)

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