Le Bol d'Or Classic 2014, immortalisé au Polaroid !

Le Bol d’Or Classic 2014, immortalisé au Polaroid !

On dit que le mieux est parfois l’ennemi du bien, et c’est ce que je ressens chaque fois que je transfère les clichés d’un événement moto sur mon ordinateur, quand un nombre de fichiers à 3 chiffres (voir plus) apparaît alors sur mon écran. Si la généralisation des appareils numériques est indéniablement un grand progrès, personnellement j’en viens à me lasser de ces montagnes d’images qu’il faut trier et retoucher des heures durant, tout comme le fait d’immortaliser chaque année les mêmes évènements de la même façon finit par m’ennuyer…

C’est dans ce contexte que je cherchais une autre manière de couvrir le Bol d’Or Classic 2014 pour votre blog préféré, et je me suis alors souvenu qu’un vieux Pola (“Un Polaroid, Jacques !”) prenait la poussière dans le fond de mon placard. De quoi briser la routine ! C’est donc armé de mon P600 et de films Impossible Project que j’ai pris la route de la Nièvre, en ce samedi 13 septembre 2014. Après tout, quoi de mieux qu’un appareil vintage pour shooter des bécanes anciennes ?


Le Bol d'Or Classic 2014, immortalisé au Polaroid !

Le 1er instantané que j’ai sorti : ma moto devant le fameux “pilote géant” à l’entrée du circuit. Même si j’aime beaucoup ce “totem”, j’ai surtout capturé cet instant pour tester la qualité des films que je venais d’acheter, car je n’avais aucune idée du degré de luminosité ou du rendu des couleurs qu’ils pouvaient donner. Je dois dire que j’étais plutôt satisfait du résultat.

On a malheureusement appris durant le week-end que cette mascotte voyait passer les concurrents et les spectateurs du BOC pour la dernière fois, la course devant avoir lieu l’année prochaine au Castellet, en lever de rideau du Bol d’Or “moderne”. J’ai cru comprendre que cette initiative ne faisait pas que des heureux parmi les participants, certains se demandant comment l’organisateur allait pouvoir caser les 2 événements en un seul week-end de courses…


Le Bol d'Or Classic 2014, immortalisé au Polaroid !

Un participant aux séries de démonstrations réglait sa rampe de carbus assis par terre au beau milieu du paddock. Bien que le mini attroupement de curieux qui s’est rapidement formé autour de lui ne lui ait même pas fait lever les yeux de ses gicleurs, au BOC, on reste bien loin de l’ultra-professionnalisme des compétitions actuelles.


Le Bol d'Or Classic 2014, immortalisé au Polaroid !

Une Ducati 916 était engagée en Post Classic. Officiellement pourtant, cette catégorie regroupe des motos produites entre 1984 et 1991, mais quelques dérogations avaient été accordées à des machines plus jeunes de quelques années, comme ce chef-d’œuvre de Tamburini datant de 94. La belle de Borgo Panigale, dont je suis un fan inconditionnel, s’est classée 5ème dans la 1ère manche, mais a ensuite dû abandonner dans la 2de.


Le Bol d'Or Classic 2014, immortalisé au Polaroid !

Samedi 18h00 : départ de la 1ère manche Post Classic. Le pilote qui fonce tête baissée sur la droite est mon vieux pote Sylvain Lafarge. Je pourrais écrire un article entier sur ce gars-là, mais sachez simplement qu’il a fait la pôle sur une Honda 900 CBR de 1994 achetée 3 000,00 EUR, soit à peine plus que le prix d’un réservoir de RC 30…

Pour témoigner du faible nombre de machines présentes sur la grille de départ, il aurait fallu un objectif à plus grande ouverture que celui de mon Polaroid, mais on dénombrait 16 engagés seulement dans cette catégorie !


Le Bol d'Or Classic 2014, immortalisé au Polaroid !

Une Suzuki 500 RGV ex Kevin Schwantz était exposée sur le stand d’une célèbre marque d’huile. Cette moto est un peu ma madeleine de Proust, j’avais 4 ans quand le Texan a décroché la timbale avec au milieu des années 90, et je me suis alors mis à dessiner des numéros 34 sur toutes mes motos Playmobil…


Le Bol d'Or Classic 2014, immortalisé au Polaroid !

J’ai pris cette photo depuis mon spot favori à Magny-Cours : la tribune J, située dans le S d’Imola. Comme on peut le constater sur cette image, les tribunes du circuit sont restées relativement clairsemées tout au long du week-end !


Le Bol d'Or Classic 2014, immortalisé au Polaroid !

Plusieurs clubs de marques ou de modèles particuliers animaient le village du circuit. Le Club Triton France était un des plus représentés, offrant aux visiteurs un bel alignement de motos anglaises et de cafe-racers. Bien sûr, certaines d’entre elles n’ont pas manqué de marquer leur territoire, en laissant échapper un peu de leur huile…


Le Bol d'Or Classic 2014, immortalisé au Polaroid !

J’aime beaucoup la pureté des faces avant des motos d’endurance anciennes, comme celle de cette Suzuki GSX engagée en catégorie Classic aux mains de Roger Ruiz et Eddy Atisy (qui se sont classés 3èmes). La photo ayant été prise dans un stand peu éclairé, le Polaroid commence à montrer un peu ses limites en matière de luminosité, mais le résultat n’est cependant pas pour me déplaire.


Le Bol d'Or Classic 2014, immortalisé au Polaroid !

Nouveauté cette année : le BOC offrait une large place aux courses de side-cars. Toujours spectaculaires à voir rouler, ils étaient regroupés en 3 séries : la Camathias Cup, et les VMA Side Car Open et Ancien. Il y avait du coup presque autant de bassets que de motos dans les paddocks du circuit !


Le Bol d'Or Classic 2014, immortalisé au Polaroid !

Seul firme présente officiellement dans les allées de Magny-Cours, la marque française Mash présentait ses monocylindres produits en Chine, dont la nouvelle Five Hundred motorisée par un mono Honda cubant 400 cm3. Vendue 3 990,00 EUR, elle est une concurrente sérieuse de la Yamaha 500 SR récemment réintroduite en Europe !

Bien que je n’ai absolument rien contre la nouvelle marque de la SIMA, je me rappelle quand même une époque pas si lointaine où les constructeurs présents au BOC avaient un background historique plus important que celui de Mash. Moto Guzzi y présentait ses nouveautés l’année dernière encore, Ducati avait fait venir Paul Smart en 2006… Le faible intérêt du public pour cet évènement a dû finir par faire fuir les constructeurs.
title=”Le Bol d'Or Classic 2014, immortalisé au Polaroid !”


Le Bol d'Or Classic 2014, immortalisé au Polaroid !

En catégorie Classic, une Honda CB 750 FZ de 1978 était pilotée par Alain de Tollenaere et le journaliste Zef Enault. Malgré quelques concessions à la modernité, l’organisation des stands du BOC reste très basique.


Le Bol d'Or Classic 2014, immortalisé au Polaroid !

Le Club Triton France organisait son traditionnel Run d’Or le dimanche en début d’après-midi, sur la ligne droite du circuit. J’aime beaucoup ce Polaroid, on y voit 2 dragsters à moteurs Triumph en plein affrontement, mais le duel a vite tourné court, le pilote au fond de l’image ayant complètement loupé son départ…


Le Bol d'Or Classic 2014, immortalisé au Polaroid !

Sans changement de roues, les ravitaillements sont bien moins spectaculaires que ce que l’on a coutume de voir en endurance. Les arrêts au stand se résument simplement à un changement de pilote et au plein du réservoir via un derrick plus ou moins efficace.


Le Bol d'Or Classic 2014, immortalisé au Polaroid !

Cette Honda RC 30 de 1989, pilotée par Stephan Mertens et Ian Martin, s’est imposée en Post Classic. Le célèbre modèle de la marque ailée est une valeur sûre pour bien figurer dans la catégorie.


Le Bol d'Or Classic 2014, immortalisé au Polaroid !

Encore une face avant bien radicale, cette fois-ci celle d’une Egli-Suzuki Red Lightning engagée par le Nocki Racing Team. Cette rareté est l’association du fameux cadre poutre suisse et d’un moteur de 1100 GSX.


Le Bol d'Or Classic 2014, immortalisé au Polaroid !

Ce Polaroid est mon préféré de la série. Je ne sais pas d’où vient cette différence de netteté et de luminosité entre la moto et l’umbrella girl, mais le résultat me plaît énormément !

La Kawasaki KR Performance du team Hampe Racing, exposée ici, truste habituellement les victoires en catégorie Classic. Mais cette année c’est une autre Kawasaki qui s’est imposée, la Godier Genoud du team Sport Progres pilotée par Gilles Cairoli et Guillaume Montessuit.


Et voilà, une fois le dernier film sorti de l’appareil c’est fini ! C’est donc avec mes 16 petites images en poche que j’ai pris la route du retour, un peu triste de voir le Bol d’Or Classic quitter “mon jardin” de Magny-Cours.

Selon moi les organisateurs jouent à quitte ou double en regroupant cet évènement avec son équivalent moderne, et je pense que cette décision peut être aussi bien fatale que bénéfique pour la course d’anciennes. L’avenir nous le dira, mais ce qui est sûr c’est qu’ils ont intérêt à faire de sérieux progrès sur certains points, s’ils souhaitent réellement préserver le BOC. Les spectateurs affamés à la recherche d’un hypothétique point de restauration, et les pilotes dont les horaires de roulage ont changé tout le week-end, ne me contrediront pas je crois…

Quoi qu’il en soit, ces Polaroid que je vous ai présentés ici seront pour moi un souvenir durable et concret du dernier BOC en terre nivernaise, beaucoup plus qu’une 100aine de fichiers enfouis au fin fond de mon disque dur.

P.S.:
Par ailleurs, je souhaite remercier :

  • Joël Guillet, pour les mêmes raisons que d’habitude ;
  • Les quelques membres du “chapter auvergnat” d’UPDLT croisés au cours du week-end ;
  • Et Jérôme Pierre, pour m’avoir encore une fois fait confiance pour la rédaction de cet article.

A propos de Victor :

Né en 1990, originaire de l'Allier, roule tantôt en Aprilia RS 125, tantôt en Ducati Monster 620, et édite le blog "Black and Bike"...

15 articles publiés par cet auteur

2 commentaires

Ajouter un commentaire
  1. A propos de Jimmy...

    Une excellente idée d’avoir ressorti votre Polaroid pour couvrir cet événement !
    Merci pour ce compte-rendu !

Un avis, une question, une réaction ?