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Une Honda CBX, massivement préparée par Brancquart Compétition.

Coupes Moto Légende 2013 : on a remis les pieds à Dijon-Prenois…

J’étais reparti de ma 1ère visite aux Coupes Moto Légende l’an dernier avec la ferme intention d’y revenir cette année. Je me rappelle avoir quitté le circuit de Dijon-Prenois presque frustré de ne pas avoir pu tout voir, et surtout avec l’envie de reprendre une bonne dose du spectacle proposé sur la piste et dans le paddock.

Les Coupes Moto Légende 2013 : gaz en grand !

Les Coupes Moto Légende 2013 : gaz en grand !

Les mois précédant l’événement apportèrent également leur lot de motivations supplémentaires. D’abord par l’annonce de nouvelles têtes d’affiche prestigieuses et surtout rares dans nos contrées (Freddie Spencer et Wayne Gardner). Ensuite par la confirmation de la venue de ceux que j’ai pris l’habitude de fréquenter sur les rassemblements d’anciennes (c’est quand même mieux de savoir qu’on ne sera pas tout seul à l’apéro le samedi soir). Dans les tout derniers instants, BMW Motorrad et Roland Sands firent même monter encore un peu plus la mayonnaise (de Dijon…), en promettant la présence de leur magnifique et tout récent « Concept Ninety ».

En plus des "habitués" (Sarron, Lavado, Baldé...), Freddie Spencer (au centre) et Wayne Gardner (tout à droite) étaient les têtes d’affiche de ces Coupes Moto Légende 2013.

En plus des « habitués » (Sarron, Lavado, Baldé…), Freddie Spencer (au centre) et Wayne Gardner (tout à droite) étaient les têtes d’affiche de ces Coupes Moto Légende 2013.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Freddie Spencer et Wayne Gardner ont été à la hauteur des attentes du public ! Disponibles dans les paddocks, ils ont offert d’incroyables passes d’armes sur la piste avec l’aide de Christian Sarron (toujours dans les bons coups). La série B (motos de GP 350-750 cm3) fut le théâtre de bourres hallucinantes entre les 3 pilotes sur leurs 500 de Grand Prix.

Freddie Spencer et Christian Sarron, à l’œuvre sur leurs 500 de GP des années 80.

Freddie Spencer et Christian Sarron, à l’œuvre sur leurs 500 de GP des années 80.

Le pire dans cette histoire… C’est que Gardner avouera ensuite avoir roulé avec une marge par peur de la chute !

Wayne Gardner, sur une Yamaha 500 YZR de 1986.

Wayne Gardner, sur une Yamaha 500 YZR de 1986.

Les spectateurs en ont également eu pour leur argent avec la série J (motos d’endurance 1969-1983). Surfant sur l’effet des courses d’endurance classiques (Bol d’Or Classic, 4 Hours of Spa Classic…), cette session a fait le plein avec pas moins de 92 engagés.

Une authentique Kawasaki Godier Genoud, aux mains d’Alain Genoud dans la populaire série J.

Une authentique Kawasaki Godier Genoud, aux mains d’Alain Genoud dans la populaire série J.

Cette série a aussi offert son lot d’animations en piste, avec Guy Bertin encore et toujours impressionnant sur sa Honda CR 750. Sébastien Lorentz, sur une BMW R100 « Daytona » préparée par Mombaerts, a également marqué les esprits en produisant d’immenses gerbes d’étincelles avec ses sliders équipés d’inserts en titane.

Sébastien Lorentz, sur une BMW R100 "Daytona" de chez Mombaerts.

Sébastien Lorentz, sur une BMW R100 « Daytona » de chez Mombaerts.

Cette même session a également fait le bonheur des mélomanes, du fait de la présence de 2 Honda CBX aux échappements pratiquement libres, et sorties de l’atelier Brancquart Compétition. N’hésitez pas à aller faire un petit tour sur YouTube pour vous faire une idée !

Cette Honda CBX, massivement préparée par Brancquart Compétition, produit un son incroyable !

Cette Honda CBX, massivement préparée par Brancquart Compétition, produit un son incroyable !

Mais les autres séries qui font vivre la piste tout au long du week-end valent presque autant le déplacement, et vous seriez sans doute surpris de la vitesse à laquelle évoluent certains pilotes sur des machines d’avant-guerre. Frank Chatokhine et sa Triumph Speed Twin de 1938 par exemple…

Frank Chatokhine met les gaz, sur sa Triumph Speed Twin de 1938.

Frank Chatokhine met les gaz, sur sa Triumph Speed Twin de 1938.

Et lorsque la vélocité n’est pas vraiment au rendez-vous, les coureurs misent sur leur style ou celui de leur moto pour se faire remarquer.

Une magnifique Harley-Davidson de board track, sans frein avant...

Une magnifique Harley-Davidson de board track, sans frein avant…

Après en avoir pris plein les yeux et les oreilles, une petite promenade dans les allées du circuit de Dijon-Prenois s’impose. BMW en fut le grand animateur, 90ème anniversaire de la marque oblige. Dans le paddock, un immense stand aux couleurs de la firme bavaroise mélangeait la gamme actuelle et des machines historiques, et au beau milieu, trônait la magnifique « Concept Ninety », fruit d’une collaboration avec le département design de chez Roland Sands. J’ose espérer qu’en tant que lecteurs d’UPDLT vous avez déjà entendu parler de ce préparateur californien… Quoi qu’il en soit, cette moto, qui est censée préfigurer ce que sera la prochaine néo-rétro chez BMW, a connu un large succès auprès du public des CML.

La splendide BMW "Concept Ninety", sur le stand de la marque allemande.

La splendide BMW « Concept Ninety », sur le stand de la marque allemande.

Mais n’allez pas croire qu’il ne s’agit que d’un « concept bike » de salon, elle roule, et a même mené la grande parade sur le circuit le samedi soir (avec plus de 900 motos), un défilé suivi d’un immense apéro sur le stand de la firme, auquel tout le paddock était convié. Autant vous dire que la bière ne manquait pas…

Plus de 900 BMW ont pris part à la parade organisée le samedi soir.

Plus de 900 BMW ont pris part à la parade organisée le samedi soir.

La bourse d’échange et le village marchand sont toujours aussi riches de trésors divers et variés. On trouve de tout, à tous les prix et dans tous les états.

Il n’y a pas d’âge minimum requis pour trouver son bonheur dans la bourse d’échange.

Il n’y a pas d’âge minimum requis pour trouver son bonheur dans la bourse d’échange.

J’ai personnellement déclaré ma flamme à une impeccable Ducati 996 SPS qui devrait très rapidement devenir collector. Malheureusement, son propriétaire est resté insensible à mes avances. Quelques stickers bien sentis et une caisse de Morgon cuvée Racer m’ont aidé à noyer ma peine…

Je serais bien reparti avec cette Ducati 996 SPS sous le bras...

Je serais bien reparti avec cette Ducati 996 SPS sous le bras…

Mais les Coupes Moto Légende sont également l’occasion de faire de sympathiques rencontres. J’ai par exemple croisé le chemin du jeune artiste Julien Lecointe, qui exposait quelques-unes de ses créations sur le stand d’Iron Bikers (évènement dont il a réalisé l’affiche).

Julien Lecointe, exposant quelques exemples représentatifs de son travail.

Julien Lecointe, exposant quelques exemples représentatifs de son travail.

Il reproduit à l’encre et à l’aquarelle les grands mythes du sport et de la production motocycliste. Machines et pilotes de renom renaissent ainsi sous les traits de ses pinceaux, et Julien ne se restreint ni aux anciennes ni aux motos, puisque son « book » regorge aussi de belles automobiles par exemple. Il m’avouera que l’important pour lui est que le rendu sorte de l’ordinaire, et on comprend mieux ce que notre ducatiste entend par là en découvrant la Desmosedici RR (excusez du peu !) qu’il a décorée. Egalement présente sur le stand d’Iron Bikers, le moins que l’on puisse dire c’est que cette moto a bien plu aux visiteurs ! N’hésitez pas par ailleurs à aller faire un tour sur sa page de Facebook pour découvrir plus en détail ses travaux, et notamment sa collaboration autour de t-shirts avec UPDLT…

La déco' de cette Desmosedici RR, une création de Julien Lecointe.

La déco’ de cette Desmosedici RR, une création de Julien Lecointe.

Si cet évènement vous semble être une réunion d’anciens combattants et de vieilleries, sachez que vous vous mettez le doigt dans l’œil. On y commémore bien sûr les héros et les machines du passé, mais toutes ne sont plus forcément si anciennes, puisque les « Post-Classic » (après 1985) commencent à pointer le bout de leur nez dans le paddock et sur la piste. C’est ainsi qu’on a pu voir une Yamaha FZR ex-Superbike dans la série B, et une Suzuki GSX-R d’endurance dans la série J.

Cette Yamaha 750 FZR de SBK illustre la discrète ouverture des CML aux "Post-Classic".

Cette Yamaha 750 FZR de SBK illustre la discrète ouverture des CML aux « Post-Classic ».

Une des 1ères Aprilia 250 de Grand Prix était également présente sur le circuit. Cette évolution vers des motos moins anciennes me semble plus que nécessaire pour redynamiser et surtout renouveler le public de cette manifestation dans les années à venir. Les jeunes trous du c… ayant grandi comme moi dans les années 90 ne seraient sûrement pas insensibles à un Fogarty sur une Ducati 916, ou un Schwantz sur une Suzuki RGV par exemple…

Une des 1ères Aprilia 250 de GP, sur le circuit de Dijon-Prenois.

Une des 1ères Aprilia 250 de GP, sur le circuit de Dijon-Prenois.

Même l’avenir de la bécane en général était représenté cette année, avec Yves Kerlo qui exhibait sa moto de course électrique, la H-Ker First. Basée sur la Yamaha YZF-R 125, celle-ci développe 35 ch pour un poids de 170 kg (dont 72 kg de batteries), ses performances sont donc à peu près équivalentes à celles des 125 4t « sportives » actuelles. Avec cette machine, Yves Kerlo n’a pas pour objectif de remplacer la moto à moteur thermique, mais plutôt de venir en complément de celle-ci. L’idée est de mettre la First à disposition des circuits et des écoles de pilotage, pour leur permettre d’organiser des sessions aux horaires où il n’est pas permis de « faire du bruit ». Les temps de roulage sur une même journée seraient ainsi maximisés.

La H-Ker First, moto électrique de course française.

La H-Ker First, moto électrique de course française.

Grâce à quelques relations bien placées (merci Joël…), j’ai eu droit à un petit galop d’essai de cet engin dans le paddock vidé de sa foule le samedi soir. Dire qu’une 1ère fois sur une moto électrique est déroutante relève de l’euphémisme. C’est simple : toutes les sensations ou presque sont différentes (bon, c’est quand même toujours avec le poignet droit que ça se passe…). Le comportement du moteur bien sûr, avec ce caractère complètement linéaire mais compensé par un couple disponible à la moindre rotation de la poignée droite (qui n’est plus une poignée de « gaz » du coup…). Le ressenti au niveau du châssis également, en particulier à cause du centre de gravité assez haut placé (la faute aux batteries positionnées sous le « réservoir ») et des pneus plutôt étroits. La H-Ker « tombe » pour ainsi dire sur l’angle, ce qui est plutôt déstabilisant lors les 1ers tours de roues. Le freinage conçu pour une moto 40 kg plus légère est aussi un peu juste, d’autant qu’il n’y a pas du tout de frein moteur, mais Yves Kerlo m’a soufflé qu’un ensemble Beringer était dans les cartons…

Bien que désorienté au départ, c’est finalement avec regrets et le sourire aux lèvres que j’ai du rendre cette moto à son concepteur, lui qui me confiera plus tard que « le plus important avec un engin électrique, c’est de ne pas péter les plombs ». Comme tous ceux qui auront eu droit à leur petit tour de « manège », j’ai quand même été emballé (voir électrisé…) par le couple omniprésent qui permet d’impressionnantes accélérations (comparativement à une 125…), et par ce bruit si particulier que l’on entend qu’une fois en selle.

Votre serviteur, testant cette fameuse moto de piste électrique.

Votre serviteur, testant cette fameuse moto de piste électrique.

Entre passé et avenir, le temps passe trop vite aux Coupes Moto Légende. C’est donc encore une fois la tête pleine de bons souvenirs que j’ai pris la route du retour. Il y aurait bien un peu à redire sur les infrastructures du circuit, un peu limites pour une telle affluence (avec seulement 2 points de restauration pour 27 000 spectateurs, mieux vaut emmener son propre sandwich !), mais ces détails s’oublient bien vite face à la qualité et à la quantité de bons moments que cette manifestation offre à vivre ! Je ne vois donc pas de raison de ne pas y retourner l’an prochain, en espérant peut-être vous y croiser…

Cliquez ici si vous ne voyez pas apparaître le diaporama intégré.

P.S.:
Pour découvrir d’autres photos de cet évènement, rendez-vous sur mon propre blog :

Par ailleurs, je souhaite remercier :

  • Joël Guillet, qui m’a encore une fois offert l’hospitalité et plus encore… ;
  • Yves Kerlo, pour m’avoir prêté son « jouet », et pour la très intéressante discussion qui s’en est suivie ;
  • Julien Lecointe, pour avoir pris le temps de me présenter rapidement son travail, la conversation ayant bien vite dérivé vers les Ducati ;
  • Frank Chatokhine, pour les mêmes raisons que d’habitude ;
  • Et Jérôme Pierre, pour m’avoir encore une fois fait confiance pour la rédaction de cet article.

A propos de Victor :

Né en 1990, originaire de l'Allier, roule tantôt en Aprilia RS 125, tantôt en Ducati Monster 620, et édite le blog "Black and Bike"...

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