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Ural T TWD 2020 : dix jours en side-car, la moitié par moins dix degrés !

Ural T TWD 2020 : dix jours en side-car, la moitié par moins dix degrés !

Malgré la vague de froid sibérien qui a sévi chez nous, j’ai pris un plaisir fou à tester ma dernière moto, ou plutôt mon tout nouveau side-car, à savoir : une Ural T TWD 2020…

Cela fait aujourd’hui, dimanche 14 février 2021, dix jours que j’ai pris possession des nombreuses clés de mon bicylindre d’Irbit… Dix jours, dont la moitié par moins dix degrés Celsius ! Voici donc mon Ural T TWD 2020 « Terracotta Métallique », soit rouge terre cuite pailletée. Ural, que l’on prononce comme tu le sais « Oural », et même parfois orthographie de cette manière-là. Va savoir, l’écriture, ses différences, ses variations au travers des décades… C’est un peu comme cette pétoire qui l’air de rien évolue presque chaque année.

Ce flat-twin, à la fois proche d’un boxer teuton et en même temps différent, a pour cylindrée l’équivalent de 750 bouteilles de lait entier (plus loin, je t’explique pourquoi le gras, c’est la vie…), et désormais une injection électronique lui permettant de répondre aux exigences de la norme Euro 4. Je dois t’avouer, et tu vas peut-être trouver ça bizarre, que moi j’ai envie de cette belle Russe depuis une décennie (possible même que j’en rêvais, mais j’oublie toujours ce qu’il se passe la nuit ; ouf !). Cela dit je ne m’attarderai pas sur l’esthétique de cet attelage, parce que comme disait feu mon père : les égouts et les couleuvres, ça ne se discute pas. Non, parlons plutôt de sa capacité à nous emmener ailleurs, à commencer par le monde étrange des side-cars, et de sa facilité à sortir des routes goudronnées, une fois que l’on a saisi l’art de le mener. Bref… Voyons ce qui forge son capital sympathie !

Certes, en dépit des amortisseurs à gaz (réglables sur cinq positions…) de sa fourche à balancier et de ses bras oscillants, la suspension sèche m’a rappelé certains rendez-vous chez l’ostéo. Mais aidé de mes quelques années d’expérience en tous chemins, elle m’a permis de passer quasi partout et ce, jusqu’ici, sans avoir besoin d’enclencher la seconde roue motrice. Par ailleurs la météo fut rude, durant nos virées, nous confrontant à la boue, à la neige, à la glace… Cependant chaque fois les roues à rayons de 19 pouces chaussées de pneus Duro ont rempli leur rôle : aucune frayeur inattendue.

Pour stopper les 330 kilos en ordre de marche de cet engin (sans parler de ce qu’on met dans le panier !), on peut compter sur trois freins à disque. Et puis, les 40 chevaux transmis au cardan (par l’intermédiaire d’une boite quatre vitesses, plus une marche arrière…) n’entraînent pas des allures folles. On cruise en profitant du paysage (et d’une autonomie de plus de 300 bornes !), tout en étant refroidi par air au même titre que la mécanique. D’ailleurs ce moteur, malgré ses côtes carrées et son allumage électronique, a su conserver une âme rustique.

Je ne concevais pas d’acquérir cette mythique source d’ennuis ailleurs que chez un gars que j’apprécie, en l’occurrence Peter de Moto-Adapt, à Ninove. Et c’est ainsi que je suis allé la chercher à presque 150 kilomètres de Liège, la « Cité ardente » dans les environs de laquelle je vis. Là-bas j’ai pu rencontrer sa compagne, elle aussi passionnée de voyages, de tout-terrain et depuis peu de side-cars russes, et leur présenter la mienne qui m’accompagnait. Le retour allait faire office de baptême, Madame n’ayant jamais vécu une telle expérience…

C’est donc la nacelle lestée que nous sommes rentrés, et la prise en main de mon Ural T TWD 2020 en fut d’autant plus aisée. Car tout le monde ne le sait pas, mais un attelage ne se conduit ni comme une moto, ni comme une auto, ni comme rien d’autre d’ailleurs… Néanmoins celui-ci s’est montré particulièrement équilibré : ni levage de panier intempestif, ni travers de porc sans consentement. Un rapide passage hors route avant de rejoindre la maison me confortera dans mon choix. L’affaire est dans le sac, nous avons tous les deux adoré !

A tel point que les jours suivants, j’ai systématiquement préféré cette monture au moment d’affronter les températures glaciales, pour rejoindre le boulot ou les copains, et notamment mon pote Mike et son Ural 2015. Ensemble on aime se changer les idées en improvisant des apéros façon wild lifestyle : un coin de nature sauvage, un petit feu de bois, quelques bonnes bières fraîches… Et les tracas du quotidien sont loin ! Cela étant, qui dit blanche saison et balade dans les bois, dit astiquage… Et c’est là que j’en reviens à mon allusion, plus haut, aux matières grasses. Ne fais pas comme moi ! Pense bien, quelle que soit ta bécane, à remettre de l’huile un peu partout après le grand nettoyage. Sinon, « clac » : interrupteur de démarreur gelé. Heureusement, sont pas cons les Soviets, z’ont laissé le kick starter sur leur moulin. Un bon coup de botte, et ça repart !

A propos de Olivier :

Un grand gaillard de la province de Liège, en Belgique, d'où un léger accent que vous percevrez peut-être parfois à l'écrit. Un roule-toujours sortant régulièrement des sentiers battus, affichant 40+ ans au compteur, et qui a poussé celui de sa Bonnie 2010 au delà des 110 000 bornes, avant de la remplacer. Depuis il a tâté de la Ténéré, de la GS attelée, et aujourd'hui de l'Ural.

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1 commentaire

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  1. A propos de Ben Smeysters...

    Top, top !
    Je roule avec l’Ural de mon beauf, dans la région de Silly…
    Au plaisir de se croiser.

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