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La Suzuki GSX 1100 du team Taurus, au Bol d'Or Classic 2013.

Bol d’Or Classic 2013 : une édition en demi teinte…

Je crois que dans la vie on passe une bonne partie de notre temps à tester les limites de ce qui nous entoure, nous autres motocyclistes sommes même des spécialistes en la matière. Nos virées sont généralement l’occasion de mettre à l’épreuve la fiabilité de notre fidèle tromblon, d’essayer une nouvelle paire de carbus trop-de-la-balle… Ou plus généralement de vérifier que notre passion pour la moto est bien intacte.

L’édition 2013 du Bol d’Or Classic, qui s’est tenue à Magny-Cours dans des conditions climatiques dantesques, a été de ce point de vue un joli banc d’essai pour ma foi motarde. Il fallait en effet beaucoup de courage pour suivre les courses et autres animations du week-end sous une pluie battante.

A ce moment-là, elle ne savait pas encore que son parapluie allait lui être très utile.

« A ce moment-là, elle ne savait pas encore que son parapluie allait lui être très utile. »

Pour mémoire, le Bol d’Or Classic est une compétition de motos anciennes réparties en 2 catégories : la Classic, qui réunit des machines de 1960 à 1984, et la Post Classic, qui regroupe celles de 1984 à 1991. Cette année, et contrairement à l’an passé, chacune d’elles avait sa course, ou plutôt ses courses, puisque 2 manches de 02h00 ont eu lieu à chaque fois.

Une Benelli 750 Sei de 1981, et donc engagée en catégorie Classic.

« Une Benelli 750 Sei de 1981, et donc engagée en catégorie Classic. »

Il va sans dire que la pluie a énormément perturbé toutes les épreuves du week-end. La 1ère manche Classic organisée de nuit le samedi soir avait un parfum d’apocalypse. Dans l’obscurité et sous des trombes d’eau les chutes et les abandons ont été nombreux, et la session a même fini par être interrompue à quelques minutes de la fin du temps réglementaire.

La manche Classic du samedi soir s’est tenue dans des conditions apocalyptiques.

« La manche Classic du samedi soir s’est tenue dans des conditions apocalyptiques. »

Difficile alors pour les spectateurs de suivre tout ce qu’il se passait, ce qui entraina une désertion assez rapide des tribunes du circuit, et il m’aura fallu personnellement une bonne dose de motivation pour rester dans le froid et l’humidité, à suivre une course à laquelle je ne comprenais plus grand-chose. La Suzuki GSX 1100 du team Taurus sortira tout de même en tête de ce traquenard, et remportera même l’épreuve au cumul des 2 manches.

Le team Taurus, vainqueur de la 1ère manche et du classement général de la catégorie Classic.

« Le team Taurus, vainqueur de la 1ère manche et du classement général de la catégorie Classic. »

La 2ème session qui a suivi s’est pourtant révélée tout aussi chaotique, bien que disputée sur le sec le dimanche après-midi, une avalanche de chutes ayant entrainé 5 neutralisations et même l’interruption de la course. Il faut dire que les nerfs et la concentration des pilotes ont été soumis à rude épreuve tout au long du week-end ! Pour vous donner une idée du calvaire qu’ils ont vécu, dites-vous que les meilleurs de chacune des manches n’ont pu effectuer qu’une 40aine de tours de piste en 02h00 de temps… Sachant que Magny-Cours mesure 4,4 km de long, ça ne représente même pas 180 km !

Cette image résume la 2ème manche de la catégorie Classic, neutralisée 5 fois en 02h00.

« Cette image résume la 2ème manche de la catégorie Classic, neutralisée 5 fois en 02h00. »

Une polémique sera d’ailleurs lancée au cours du week-end, puisque les organisateurs avaient décidé d’interdire les pneus pluie dans les 2 catégories. Si cela ne pose pas trop de problèmes en Classic, là où les machines sont moins performantes et n’ont pas été développées pour rouler avec ce type de gommes, la situation était tout autre en Post Classic.

La météo n’a pas été beaucoup plus clémente avec la catégorie Post Classic.

« La météo n’a pas été beaucoup plus clémente avec la catégorie Post Classic. »

Il faut reconnaitre que le spectacle dans cette catégorie fut à la limite du ridicule. A peine 12 engagés sur la grille de départ, et très vite l’effectif s’est encore vu amputé de plusieurs concurrents ayant chuté. Un team a même d’emblée refusé d’y prendre part, dans ces conditions et sans les pneus appropriés.

Une grille de départ un peu maigre en Post Classic.

« Une grille de départ un peu maigre en Post Classic. »

Les rares parvenus à rester sur leurs roues ont fini à un train de sénateur, offrant une vision vraiment loin d’être passionnante. Quelques spectateurs encore présents dans les tribunes m’ont confié avoir l’impression d’assister à un roulage un dimanche après-midi d’hiver sur un petit circuit local… C’était à peine exagéré. Et c’est finalement le team Classic Racer Nice avec sa Honda RC30 qui s’est le mieux placé au classement général, et les organisateurs ont promis de rectifier le tir à l’avenir au sujet des pneumatiques…

Le team Classic Racer Nice remporte le classement général en Post Classic.

« Le team Classic Racer Nice remporte le classement général en Post Classic. »

En définitive, la session la plus intéressante du week-end aura été l’épreuve IHRO, courue en annexe, et remportée au terme d’une belle baston par le pilote belge Alain Vandriessche, au guidon de sa belle Paton.

Alain Vandriessche remporte la course IHRO sur sa Paton.

« Alain Vandriessche remporte la course IHRO sur sa Paton. »

Entre les différentes courses du week-end, le circuit était également occupé par des séries de roulages pour motos de course ou de route de 1960 à 1990. Là aussi la pluie a gâché une bonne partie de la fête. Les machines en piste ont été rares, et leurs pilotes plus que sur la défensive, mais je les comprends ! J’ai quand même aperçu quelques engins sympathiques +/- coursifiés…

Cette belle petite Honda CB était engagée dans une série de roulages, en marge des épreuves phares du week-end.

« Cette belle petite Honda CB était engagée dans une série de roulages, en marge des épreuves phares du week-end. »

Une bonne solution pour se protéger des trombes d’eau consistait à se réfugier dans les allées du paddock, sous les bâches de la bourse d’échange qui y était organisée.

La traditionnelle bourse d’échange se tenait dans le paddock du circuit.

« La traditionnelle bourse d’échange se tenait dans le paddock du circuit. »

Du réservoir de provenance inconnue à la mob’ rincée mais tournante, à défaut d’être forcément bonnes les affaires ne manquaient pas, et j’ai d’ailleurs vu pas mal de monde repartir avec un petit souvenir sous le bras.

Assurément la base idéale pour un projet de cafe-racer.

« Assurément la base idéale pour un projet de cafe-racer. »

Une petite partie des étals était même occupée par des marchands de Saint-Ouen. Les organisateurs en avaient sans doute fait un peu beaucoup en annonçant le « déménagement » des puces à Magny-Cours, puisqu’il n’y avait concrètement que 4 exposants de concernés. Mais cette animation a semble-t-il rencontré un certain succès, les vinyles, les vieux appareils photo et les t-shirts à l’effigie de groupes morts et enterrés ayant visiblement piqué la curiosité des badauds…

Quelques étals des Puces de Saint-Ouen étaient présentes sur la bourse d’échange.

« Quelques étals des Puces de Saint-Ouen étaient présentes sur la bourse d’échange. »

Le village du circuit était quant à lui animé par les clubs, réunis autour d’un modèle, d’une marque ou simplement par la bonne humeur. Armés de déguisements et/ou d’échappements quelque peu libérés ils ont mis l’ambiance tout le week-end, mention spéciale d’ailleurs au Club Dniepr et à leurs costumes soviétiques.

Les clubs ont occupé et animé le village du circuit.

« Les clubs ont occupé et animé le village du circuit. »

Les membres du Fantestic 91 ont également beaucoup égayé le village avec leurs bruyantes trapanelles franco-italiennes.

Un membre du club Fantestic 91 sur sa Gitane Testi Champion Super.

« Un membre du club Fantestic 91 sur sa Gitane Testi Champion Super. »

Ce rassemblement hétéroclite aura quand même été l’occasion de croiser quelques raretés dans divers états. Je tiens à témoigner mon respect à tous ceux qui ont tenu bon 2 jours durant sous des guitounes +/- étanches, afin de rendre ce Bol d’Or Classic un peu plus joyeux.

Normalement, quelque chose devrait vous choquer au niveau de la culasse de cette Triumph.

« Normalement, quelque chose devrait vous choquer au niveau de la culasse de cette Triumph. »

Le Club Triton France organisait quant à lui la 4ème édition des désormais traditionnels Runs d’Or, sur la ligne droite de départ du circuit. Une 12aine de cafe-racers, trackers, dragsters et même choppers se sont donc tirés la bourre dans un vacarme infernal. Nouveauté fort appréciable cette année : les confrontations avaient lieu « face à face », et non plus par chrono interposé.

Les Runs d’Or étaient cette année courus en 1 contre 1, par élimination.

« Les Runs d’Or étaient cette année courus en 1 contre 1, par élimination. »

Ce spectacle là n’a pas du tout été gâché par l’humidité de la piste, au contraire, les pilotes (certains chaussés de pneus slick !) nous ont offert un véritable festival de travers ! Et à ce petit jeu c’est une Triumph qui l’a emporté.

Cette Triumph et son pilote ont remporté l’édition 2013 des Runs d’Or.

« Cette Triumph et son pilote ont remporté l’édition 2013 des Runs d’Or. »

Même si certaines animations ont un peu sauvé la face de ce Bol d’Or Classic 2013, le bilan général reste assez mitigé. Si on ne peut certes pas blâmer les organisateurs pour le mauvais temps, l’interdiction des pneus pluie et l’importante désertion du public n’ont pas rendu cette 11ème édition très heureuse.

A mon niveau, rassuré sur l’état de ma passion motocycliste, il ne me reste plus qu’à espérer que les cieux soient plus cléments l’année prochaine…

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P.S.:
Pour découvrir d’autres photos de cet évènement, rendez-vous sur mon propre blog :

Par ailleurs, je souhaite remercier :

  • Mon frère Charles et le DD Moto Team ;
  • Joël Guillet, comme d’habitude ;
  • Et Jérôme Pierre, pour m’avoir fait confiance pour la rédaction de cet article.

A propos de Victor :

Né en 1990, originaire de l'Allier, roule tantôt en Aprilia RS 125, tantôt en Ducati Monster 620, et édite le blog "Black and Bike"...

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