Partis découvrir le Massif armoricain à motos, nous en sommes revenus habités du sentiment que les gros rouleurs doivent passer à côté de quelque chose…
Béné a pris moins de photos, cette année. Cependant n’allez pas imaginer qu’elle ait perdu le goût, non. Elle en a simplement moins eu l’occasion. Cela peut paraître paradoxal, mais c’est lié au fait que celui-ci de nos road trips en tête à tête fut à ce jour le plus long. Trop ? Peut-être. C’est que Brest n’est pas la porte à côté ! Et que cette fois encore nous avons pas mal louvoyé, à califourchon sur nos machines respectives… Elle au guidon de sa Royal Enfield 650 Continental GT, et moi de ma Kawasaki W650.
Sommaire :
Jour 01 : Cap sur le Calvados.
Jour 02 : En route pour le Morbihan.
Jour 03 : A nous le Finistère Nord.
Jour 04 : Jour off.
Jour 05 : A travers les Côtes-d’Armor.
Jour 06 : Direction l’estuaire de la Seine.
Jour 07 : Retour au bercail.
Jour 01 : Cap sur le Calvados.
En prenant soin de traverser le parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande. Mieux vaut préparer son itinéraire ! Car ses chemins sont par endroits dépourvus de panneaux, notamment dans la zone humide du Marais Vernier. En contrepartie, ils offrent un précieux dépaysement aux Ch’tis que nous sommes, nullement habitués aux chaumières à colombages en bordure de fleuve. Accessoirement, ils sont relativement boisés, sinueux et vallonnés. On apprécie !
Jour 02 : En route pour le Morbihan.
En commençant par longer la Manche jusqu’à apercevoir le Mont-Saint-Michel. Autant gagner Granville depuis Bayeux est chiant à mourir. Autant redécouvrir, au détour d’un virage, cette merveille isolée au milieu de sa baie, a de quoi ravir ! Néanmoins, pas le temps de niaiser. Car il faut s’enfoncer entre le Pays de Brocéliande et le Cœur de Bretagne, pour récupérer, à Josselin, la D126 qui serpente jusqu’à Vannes à travers les légers reliefs des Landes de Lanvaux.
Une pensée pour Charlie et sa petite famille, en passant. Lesquels nous attendaient pour un pique-nique sur une plage aussi charmante que déserte, au sud de Sarzeau. Bières fraîches et pizzas savoureuses, en si bonne compagnie… Encore merci pour la délicatesse, les amis !
Jour 03 : A nous le Finistère Nord.
Non sans faire quelques détours évidemment. A commencer par un arrêt à Quimperlé pour – enfin – rencontrer Manu, et visiter l’actuel local de "Sur les chapeaux de roues" (photos à venir…). Avant de rejoindre, via Pont-Aven (« Oh nom de Dieu de bordel de merde ! »), et sur les conseils de notre camarade, la remarquable route côtière qui conduit à la pointe de Trévignon. Sable fin, surfeurs bronzés, soleil ardent… Dans ce contexte, l’endroit aurait presque de faux airs de Californie.
Jour 04 : Jour off.
Du moins pour nos bécanes qui seront restées cadenassées sous le crachin. C’est que découvrir la Côte des Abers (photos à venir…) se fait de préférence à pied. Voire avec un ou une guide, voilà qui est encore mieux. C’est l’avantage d’être amicalement accueillis par une artiste locale, Ann Bernachin, dans la cité du Ponant. On erre pas tout à fait au hasard. Ce qui fait qu’on est assurés de passer par Le Chenal ; certains de déguster un excellent kouign-amann accompagné d’une bière du cru.
Jour 05 : A travers les Côtes-d’Armor.
Pour rallier la glorieuse cité corsaire de Saint-Malo. Et puisque l’on peut se permettre (sans trop faire les Malouins…) un petit crochet, nous choisissons de faire du longe-côte par la D788, route reliant Trébeurden à Perros-Guirec. Malgré la bruine qui nous conduit à enfiler nos combis (bah alors ; il était pas censé ne pleuvoir que sur les cons !?), la lumière du matin ne manque pas d’embellir cet aperçu de la Côte de Granit Rose, paysage assez unique en son genre.
Le soir, après avoir parcouru les incontournables remparts, nous avons rendez-vous à Saint-Servan pour faire connaissance avec Arthur et Denis. C’est que le Quai Solidor offre une meilleure perspective que les terrasses intra-muros. Nos sympathiques camarades de Rétro Tour sont bien placés pour le savoir.
Jour 06 : Direction l’estuaire de la Seine.
Afin d’atteindre une autre fameuse cité, celle des peintres. Nous étions déjà venus à Honfleur (à l’occasion de Normandy Beach Race III ?), mais n’avions rien contre une seconde visite bien entendu. En revanche, nous n’avions encore jamais admiré la pointe du Grouin, ni traversé la Suisse normande. C’est choses faites maintenant. Arrivés à destination, nous choisissons de finir la soirée dans un bar à vin à l’écart du port, ledit vieux bassin attirant la foule comme un aimant.
Jour 07 : Retour au bercail.
En cheminant par Dieppe, Ault, Saint-Valery-sur-Somme, Croix-en-Ternois… Cette fois nous traversons le fleuve grâce au bac de Quillebeuf-sur-Seine, lequel nous débarque au cœur d’imposantes infrastructures pétrochimiques. L’endroit a bien quelque chose de photogénique. Toutefois, interdit de s’arrêter pour – notamment – immortaliser l’endroit. Plus tard, nous marquons une pause au Bois de Cise, dont le charme opère invariablement. Deux lieux ; deux ambiances. Là, il est – heureusement – permis de sortir son appareil, tandis que la baignade reste proscrite.
Finalement, la superbe Grand’Place de Béthune nous offre une dernière escale. Le cadre idéal pour savourer une ultime bière, et retarder encore un peu le retour au train-train quotidien.
C’est que nos congés sont limités. Pour ce qui me concerne, on m’attend dès le lendemain au bureau (d’où ma ganache ci-dessous !). Il faut bien gagner de quoi financer – entre autres – la prochaine escapade… Quand bien même celle-ci ne serait pas aussi longue. Car ce coup-là, si je n’ai pas compté précisément les kilomètres (et pour cause, faute d’avoir pu préparer chaque itinéraire, nous nous sommes paumés plus d’une fois !), je sais que nous avons am-ple-ment dépassé les deux-mille. En six étapes seulement, et un tiers du temps sur des routes qui en méritent tout juste le nom.
C’est bien entendu jouable ; la preuve. Néanmoins cela réduit indéniablement l’intérêt du voyage, la possibilité de profiter de chaque découverte, de chaque rencontre. A méditer pour de futures virées !




























































































Merci pour les belles photos.
Merci à toi pour ce nouveau compliment, Claude.
;)
Une prochaine fois, arrêtez-vous à Quimper.
Vous savez que vous serez plus que bien accueillis…
Et que la pointe bretonne a encore beaucoup à vous montrer.
You’re welcome !
Justement, Yann, comme il nous reste bien des choses à voir par là…
On a prévu de revenir fin août, avec les mômes (et donc en caisse cette fois).
J’espère que tu seras dans les parages !
;)