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La Zero Engineering "maison" de Fred, une prépa système D.

La Zero Engineering « maison » de Fred, une prépa système D…

« En France on n’a pas de pétrole, mais on a des idées ! », qui disait l’autre.

Et quand on a rencontré Fred à Iron Bikers en juin dernier, on s’est dit qu’il avait dû souvent l’entendre ce slogan lui aussi.

C’est sur le parking de l’évènement que l’on a fait sa connaissance, et ce alors qu’il venait de nous passer sous le nez avec sa machine qui avait tout d’une Zero Engineering personnalisée.

Dans l’ensemble, elle ressemblait à n’importe quel « samurai chopper » standard, mais à y regarder de plus près, les traitements de surface, la forme de l’échappement comme celle du filtre à air, la transmission finale, etc… Une foule de détails ne semblait pas d’origine.

La Zero Engineering "maison" de Fred, vue de profil.

Nous l’avons donc abordé pour en savoir plus, et l’explication ne s’est pas faite attendre.

En fait, Fred rêvait déjà d’une de ces bécanes bien avant que Absolut Cycles n’en devienne l’importateur, et donc bien avant qu’elles ne soient disponibles en France.

Et, en 2008, c’est l’opportunité d’acheter 7 000,00 EUR une Softail accidentée, une FXSTS de 1992, qui lui a permis de sauter le pas.

La Softail accidentée dénichée par Fred.

La partie cycle et la carrosserie avaient certes quelque peu morflé, mais le bloc de 1340 cm3 et la boîte à 5 vitesses n’avaient pas une égratignure, et les papiers étaient bien fournis avec.

Du coup, dans la foulée, Fred a de suite passé commande d’un « roller kit » auprès du siège de Las Vegas et, en le faisant livrer à l’adresse de son bureau, il a par chance échappé aux frais de douane.

Si de nombreux périphériques ont également été prélevés sur la base Harley-Davidson donneuse, comme le filtre à air « hypercharger » par exemple, d’autres, manquants ou perfectibles, ont par contre été chinés à droite et à gauche, et c’est le cas notamment de cet échappement minimaliste commandé chez L&L Choppers, avant d’être envoyé chez Zindy à Arcueil, pour être recouvert d’un chrome noir du plus bel effet.

Il ne restait alors plus à Fred qu’à se lancer dans l’assemblage de ce « meccano » géant, et il a pour cela pu compter sur les conseils de son ami Alain, mécanicien de son état, et sur l’aide de Daniel, membre des Triplettes de Bonneville, pour gérer la mise en peinture et la délicate question du faisceau électrique.

La bécane de Fred, en cours d'assemblage.

L’un des éléments qui a donné du fil à retordre à ces acolytes est la transmission finale.

Si un bloc Evolution se greffe presque tout seul dans le châssis d’une type 5, d’origine, le pignon de sortie de boîte est prévu pour une courroie, alors que les Zero sont habituellement équipées d’une chaîne.

Mais Fred a pris le parti de rester sur la première option et, à mon humble avis, il a eu bien raison.

La Zero Engineering "maison" de Fred, vue de 3/4 arrière gauche.

Plus propre, plus silencieuse, plus durable, et nécessitant moins d’entretien qu’une chaîne traditionnelle, la courroie n’offre pour moi que des avantages, et je m’étonne de voir si peu de constructeurs non américains proposer cette solution sur leurs motos.

En dehors de la Suzuki LS 650 Savage, baptisée Boulevard S40 outre-atlantique, ou encore
de la Scarver et de certaines F800 chez BMW, connaissez-vous d’autres exceptions venant confirmer ce qui semble être une règle, interdisant l’emploi de cette technologie en dehors du nouveau monde ?

Quoi qu’il en soit, Fred a donc décidé d’installer une poulie de Sportster d’occasion sur sa machine, disposant ainsi de 29 dents au niveau de l’arbre, et de 55 au niveau de la roue arrière, le rapport étant alors, dans cette configuration, identique à celui de la Softail Springer ayant fourni le groupe propulseur.

Restait par contre encore à trouver une courroie adaptée et, après quelques recherches, c’est Sorba Distribution qui a fourni la solution, sous la forme d’un ruban de 1 610 mm de long et 29 mm de large, équipé de 115 crans séparés par un pas de 14 mm.

Tout n’aura donc pas été évident dans le cadre de ce projet, mais Fred peut se targuer de rouler sur une bécane unique, qui fait se retourner pas mal de têtes, et qu’il a pour ainsi dire construite de ses mains.

La Zero Engineering "maison" de Fred, vue de 3/4 arrière droit.

Finalement, elle lui aura quand même quasiment coûté la bagatelle de 15 000,00 EUR, et ce malgré la revente de pas mal de pièces issues de sa base accidentée, même la fourche, pourtant bien vrillée, ayant trouvé preneur.

La fourche Springer en banane que Fred est parvenu à refourguer.

Mais était-ce vraiment cher payé, pour être l’un des tout premiers, sinon LE premier, à fouler le sol français au guidon d’un de ces engins ?

Il ne me semble pas, mais à vous de me dire ce que vous en pensez.

Quoi qu’il en soit, vous serez sûrement curieux de jeter un œil aux autres photos que contient cet album.

Enjoy!

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A propos de Susokary :

Ch'timi né en 1978, et motard depuis le berceau qu'aura été le panier de mes vieux, j'ai commencé à rouler de mes propres roues en Honda QR 50, et chevauche aujourd'hui une Kawasaki W650 qui ne demande qu'à être customisée. Encore une "bratstyle à deux balles" ? Web monkey de métier, amateur de bière et passionné de moto, autrefois brasseur de "Chicks and beers", désormais au guidon de "Un pneu dans la tombe", j'apporte ma modeste pierre à l'édifice de quelques entreprises œuvrant dans l'univers motocycliste.

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1 commentaire

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  1. A propos de Baron...

    Dans les transmissions à courroie chez les constructeurs européens, à part celles que tu cites, je vois que le Ciao.
    :)

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