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Royal Enfield 650 Interceptor : difficile de faire mieux !

Royal Enfield 650 Interceptor : difficile de faire mieux !

Simple, charmante, facile et attachante, le tout pour un prix complètement d’Inde ; c’est la nouvelle Royal Enfield 650 Interceptor, testée et approuvée par votre serviteur…

Rendez-vous était pris chez Motoland, à Seclin, au milieu de ce qui est devenu avec les années le plus grand « village moto » d’Europe. Objectif de cette visite : prendre possession deux heures durant de la nouvelle Royal Enfield 650 Interceptor, le temps de faire un petit tour et de prendre quelques photos. J’attendais ce modèle avec impatience ! Voir ressurgir un twin en hommage à la machine éponyme des années 60, qu’ils ont écoulé en assez grand nombre à l’époque, particulièrement en Californie… C’est en effet une chose que j’avais osé espérer, bien avant, même, que la marque se mette à en parler.

Il faut dire que l’objet du buzz précédent m’avait laissé sur ma faim. C’est bien sûr à la Continental GT mono que je fais allusion. Même gonflé, porté à 535 cm3, le moulin d’alors ne délivrait que 29 petits chevaux ; pas de quoi être tout à fait rassasié… Et son look me paraissait presque anachronique, dans ce qui s’apparentait finalement à un cafe-racer contemporain. A mon sens la ligne générale, portée par un cadre joliment dessiné et parait-il efficace, était une franche réussite. Mais selon moi l’ensemble, vu de près et dans le détail, donnait à observer un assemblage pas franchement abouti, un mélange pas forcément heureux de traitements de surface variés et de périphériques bon marché. Bref, une moto à l’utilisation trop limitée, bien que pas donnée ; belle de loin, mais perfectible en réalité ; en dessous de mes attentes en tout cas.

C’est donc avec une curiosité mêlée d’appréhension que je suis allé découvrir le nouveau bicylindre proposé. Et cette fois, pas de déception à l’arrivée ! J’ai trouvé cette machine vraiment homogène et plutôt agréable à regarder. Avec le soleil du jour, les chromes et la peinture metal flake brillaient même de milles feux ; attention les yeux ! Certes, on est pas dans le haut de gamme, il subsiste des accessoires en plastique un peu cheapouille, les meilleurs équipements n’ont pas été convoqués, l’arrière-plan des compteurs (analogiques au moins) n’est pas foufou… Mais il faut aussi se rappeler le prix plancher de cette bécane, et d’emblée on a le sentiment d’être face à une offre très honnête.

En premier lieu, je me suis attardé sur ce moteur inédit au design soigné. Et l’enthousiasme suscité par les photos s’est bien confirmé dans la réalité : esthétiquement on tend vers la perfection ! Il s’agit d’un twin parallèle assez compact, refroidi par air et par huile. Il affiche donc de belles ailettes et son radiateur n’a rien d’encombrant. Et puis, avec ses cylindres peints en noir mat façon vieille fonte, ses carters et son couvre-culasse en alu poli, le nom de la marque gravé d’un coté, un bouchon estampillé de l’autre… Rien à dire, il est vraiment très beau.

Evidemment, l’absence de carbus trahit la modernité, et les pots homologués sont un peu imposants. Mais ces éléments (injecteurs et échappements) restent élégants, et grâce à eux cette mécanique est déjà conforme à la norme Euro 4 (demain Euro 5 sans grands changements). Calé à 270° pour plus de caractère, supercarré et 4 soupapes pour des montées en régime plus franches, pourvu de balanciers d’équilibrage pour limiter les vibrations… Ce bloc fournit 52 Nm à 5250 tr/min, et 47 ch à 7250 tr/min. Des chiffres trop modestes ? Nous allons en reparler.

Autour, on retrouve un châssis double berceau parfaitement semblable à celui du cafe-racer mono que j’évoquais plus haut. La ligne générale est on ne peut plus traditionnelle, on reconnaît là la signature de Harris Performance. Cette entreprise, fondée en 1972 et qui s’est forgée avec le temps un palmarès éloquent, était autrefois familiale. Elle est désormais la propriété de Royal Enfield (depuis 2015). Coté suspensions, on reste dans le très classique, avec à l’avant une simple fourche télescopique de 41 mm, et à l’arrière des amortisseurs uniquement réglables en précharge.

D’un diamètre de 18 pouces, les jantes à rayons sont vintage comme on aime ; les pneus un peu moins. Ces Pirelli Phantom Sportscomp ont décidément la côte en ce moment. Mais si leur dessin n’est pas vilain, il n’est pas non plus particulièrement rétro. Ils remplissent au moins la première fonction d’un boudin : tenir le pavé. Ici ils sont aussi assez fins : 130 à l’arrière, et 100 à l’avant. Finalement, des roues un peu hautes et un peu étroites, à l’ancienne ? Voilà qui suggère de la stabilité en ligne droite, et une certaine agilité lors de la mise sur l’angle ; choses que le test démontrera.

Sans surprise puisque c’est désormais obligatoire : l’ABS est de série. C’est Bosch qui a, et tant mieux, été sollicité dans ce registre (comme pour l’injection et l’allumage). Reliés à des durites aviation, les étriers (simple piston à l’arrière et double à l’avant), eux sont estampillés Bybre. Vous aviez cru voir des Brembo ? Moi aussi. Il faut dire qu’il y a bien un lien de parenté entre les deux, s’agissant d’une filiale de la firme italienne. Question : une fois bien lancé, l’ensemble est-il suffisant pour stopper les quelques 200 kg à sec de la bête ? Confirmation plus bas…

Assez jacassé à l’arrêt ! Je suis venu pour un essai, ou pas ? Au moment de l’enjamber, la Royal Enfield 650 Interceptor se révèle un poil haute (804 mm). Sa garde au sol parait plus que satisfaisante. Mais par bonheur sa selle n’est pas trop large, et la position de conduite plutôt naturelle avec le guidon haut et les commandes médianes. On trouve vite ses marques. Dès le démarrage le bicylindre séduit par son doux ronflement. S’agissant d’une sonorité d’origine, c’est très correct et à la longue pas fatigant. Allez, première en bas, et c’est parti.

En route, on profite d’un vrai agrément ! Ce n’est pas le poumon que l’on aurait pu craindre sur le papier. Les ingénieurs ont fait exactement ce qu’il fallait : rendre le gros du couple obtenu disponible immédiatement. Les 3/4 de la valeur max sont délivrés dès 2000 tr/min, et ça change tout ! Les francs coups de gaz aux alentours de 3000 offrent même un (petit) coup de pied au cul, vers 5500 on peut cruiser à 130 km/h sur le dernier rapport… Et à ce stade, il nous en reste encore suffisamment sous le coude pour doubler sans stresser.

L’autobeurk est donc envisageable, au guidon de cette moyenne cylindrée. Mais bien sûr, du fait de la prise au vent notamment, ce n’est pas là qu’on pourra le mieux l’apprécier. La boite six vitesses est efficace, agréable à vivre, pour autant on ira pas la sur-solliciter. Avec un moteur souple qui tolère de reprendre aussi bas, on peut se concentrer sur le paysage ou sur ses trajectoires, au choix ! Alors on redécouvre le plaisir simple de la moto, sans prise de tête. Même quand il s’agit de négocier un bête demi-tour, le rayon de braquage livré est un allié.

Rien à redire concernant le comportement routier. Evidemment ce n’est pas un modèle de rigueur ou d’agressivité, mais une bécane homogène et équilibrée en laquelle on prend vite et naturellement confiance. Sur route défoncée le confort se dégrade notablement. Ailleurs les suspensions jouent bien leur rôle, les pneumatiques également, et la tenue de route n’invite pas à la critique. Le freinage non plus, très bien réglé et parfaitement dimensionné. Tant mieux, car en revanche le frein moteur a fait son deuil de la virilité ! La faute à l’embrayage à glissement limité ? Certainement, maudit anti-dribble…

Retour au point de départ, une dernière petite inspection avant de rendre les clés… Je réalise que l’éclairage est traditionnel, exit les feux à LED. Le bouchon à clé style Monza et les insignes vintage embellissent le réservoir de 12 L, lequel promet une autonomie respectable. Je note également la présence d’une béquille centrale, et d’une poignée dédiée à gauche pour faciliter la manœuvre. Vous roulez peu ou pas sous la pluie ? Alors vous serez peut-être tentés de démonter leurs prolongateurs pour raccourcir les garde-boue.

Quelle conclusion tirer de tout cela ?

Assurément, cette Royal Enfield 650 Interceptor est la bonne surprise de l’année, dans la sphère néo-rétro. Pour la marque, plus que centenaire, cette machine inscrit un renouveau certain, sans trahir son esprit et en capitalisant au contraire sur son héritage. Esthétiquement c’est une vraie réussite ! Le style est intemporel, l’ensemble très équilibré, la finition en progrès. Sa simplicité fait tout le charme de cette moto particulièrement facile à emmener. Ici pas de fioritures, juste quelques concessions à la modernité, normes obligent ; mais on reste dans le très classique.

En s’attardant sur les détails, on peut tout de même relever quelques défauts : les fausses coutures de la selle, quelques périphériques en plastoc, une peinture perfectible du support de feu sur mon exemplaire d’essai… Mais encore une fois, il faut rappeler que le prix de cette bécane est nettement inférieur à ceux de la concurrence ! 6500,00 EUR pour la version testée, et tout juste 200 balles de plus pour le modèle café-racer équipé, notamment, de bracelets et de commandes reculées. C’est à peine plus cher que la précédente Continental GT, alors que cette mouture 2019 est clairement plus valorisante et nettement plus polyvalente ! On est donc en présence d’une très bonne affaire.

L’atout majeur de cette nouveauté, c’est indéniablement sa mécanique inédite. Celle-ci offre en effet un agrément qu’on osait pas espérer. « Do the ton ! », qu’y disaient ; on y est. Sans forcer jusqu’à 150 km/h, au taquet à plus ou moins 170, mais avec des reprises tout à fait honorables du fait d’un couple correct et surtout suffisamment bas placé. N’espérez toutefois pas rattraper les gros quatre pattes de vos potes, ça sera compliqué… D’un point de vue stratégique, on relèvera l’intérêt de la compatibilité avec la licence A2. Pour autant ce « petit » twin n’a rien d’ennuyeux, au contraire, il permet de prendre son pied sans craindre d’affoler les radars et de voir son permis réduit en confettis.

Pas mal de coloris sont proposés : six pour la version standard, cinq pour la déclinaison cafe-racer. Mais c’est peut-être la dispo qui décidera pour vous, vus les délais annoncés… Car apparemment cette Royal Enfield 650 Interceptor est déjà victime de son succès ! Il subsiste pourtant deux questions en suspens : quid de la fiabilité ? Et quid du SAV ? La rumeur court qu’un grand nombre d’exemplaires aurait été soumis à des tests de longue durée, dans des conditions variées, avec à l’arrivée plus d’un millier de points de contrôle statiques et dynamiques vérifiés. Résultat : le constructeur n’hésite pas à garantir ses machines trois ans !

Edit du 06 octobre 2020 :
L’eau ayant coulé sur la chaussée, je me suis dit que le moment était venu d’interroger la communauté… Verdict ci-dessous !

Si l’importateur et le réseau se montrent à la hauteur, si les concessions commencent à la mettre en valeur à travers de beaux corners dédiés, et si cette bécane parvient à faire ses preuves dans le temps… La concurrence a beau proposer des motos un peu plus haut de gamme et un peu plus puissantes, elle risque de souffrir de la présence de cette nouvelle Indienne qui offre déjà beaucoup pour un tarif au ras des pâquerettes. Reste une image et une réputation à construire, donc, mais les éléments semblent réunis pour y parvenir. A suivre !

A propos de Susokary :

Ch'timi né en 1978, et motard depuis le berceau qu'aura été le panier de mes vieux, j'ai commencé à rouler de mes propres roues en QR 50, et chevauche aujourd'hui une FZ 750 stock depuis ma séparation regrettable d'avec ma W650 custom. Web monkey de métier, amateur de bière et passionné de moto, ex-brasseur de "Chicks and beers" maintenant au guidon de "Un pneu dans la tombe", j'apporte ma modeste pierre à l'édifice de quelques entreprises œuvrant dans l'univers motocycliste.

686 articles publiés par cet auteur

35 commentaires

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  1. A propos de Marc Brisy...

    Beau compte-rendu !
    J’ai eu le plaisir de l’essayer aussi…
    Et effectivement, pour le prix demandé cette moto tient bien ses engagements.

  2. A propos de Olivier Venet...

    Vraiment bien joué de la part de cette marque.
    Je souhaite de tout cœur que ça marche pour eux, car voilà du vrai de vrai rétro réussi.
    Pas comme l’horrible Kawa Z900RS, ratée (esthétiquement parlant).
    Là c’est du beau vintage.
    Les pots je ne les trouve pas trop gros, mais 10 cm plus court ça aurait été impecc’.
    Ils s’en sont bien tirés, malgré les normes actuelles…
    Je les trouve par contre un chouille trop relevés.
    Les bonbonnes d’amortos sont moches également.
    Le radiateur est pas trop monstrueux, lui, ça passe.
    Le carter droit est trop bedonnant, dommage.
    Les commodos en plastoc noir, bof-bof…
    Mais pour le prix, faut pas rêver !
    Globalement pas aussi belle qu’une Bonneville moderne, mais pas comparable en cylindrée ou tarif.
    Alors ça semble sympa quand même.
    Super prix, et la garantie 3 ans en plus, ça rassure !

  3. A propos de Tony Réglin...

    Motard depuis 10 ans, j’ai possédé d’autres motos dont certaines beaucoup plus puissantes.
    Depuis quelques temps je cherchais une bécane avec laquelle on prend du plaisir sans rouler comme un porc.
    J’ai essayé une 650 Interceptor il y a quelques temps, et j’ai signé le bon de commande dès mon retour à la concession !
    Cette machine offre un véritable plaisir de conduite, le bruit est top même d’origine, c’est rare.
    C’est un vrai bonheur même aux vitesses légales, et le style « so vintage », j’adore !
    Franchement, à ce prix-là, il n’y a pas à hésiter pour ceux qui cherchent une « mid size » à un tarif très contenu et au look rétro super réussi.
    Les gros plus : le twin super agréable, et un châssis très bon qui met vite en confiance.
    Allez l’essayer et vous serez conquis !
    ;)

  4. A propos de Frédéric Lecat...

    C’est vrai que ce compte-rendu donne envie d’essayer cette machine.
    Dis, ça te dirait de venir en parler dans l’émission Kiqincoup Tetoupal, sur Radio Campus ?

  5. A propos de Patrick Mouysset...

    Bonjour,
    Propriétaire de la belle, je confirme ce qui a été dit.
    J’ajouterais : une sonorité des plus plaisantes même avec les pots d’origine !
    Et surtout une très bonne base de préparation.

  6. A propos de Renaud...

    Rien à dire, à part le réservoir de 12 litres (le mini c’est 15) et les amortisseurs à bonbonnes.

  7. A propos de Susokary...

    Oui, apparemment 12,5 L pour la GT, et 13,7 L pour l’Interceptor ici présente…
    Bon, un litre en plus ou en moins, c’est jamais que 20-25 bornes de différence en terme d’autonomie. ;)

  8. A propos de Guycylindres...

    13,7 L de bonbonne, c’est pas terrible…
    L’injection nous a toujours promis des consommations extra basses, mais en réalité, faire 4 L aux 100 avec une 650 cm3 de 200 kg (+ le poids du capitaine !), ça relève du vœu pieux.
    Je parierais plutôt sur une conso de 5 L, soit une autonomie de 200 km.
    Car qui est assez bête, venant de passer en réserve, pour ne pas viser la plus proche station service ?
    Alors avec les 3,7 L restants, mettons que l’on puisse encore parcourir 70 km…

    C’est l’hiver, je suis dans les Hautes-Alpes, la nuit est tombée depuis 17h30, et au fur et à mesure que les minutes passent, les kilomètres défilent, tandis que les points de ravitaillement se font rares.
    Première station en vue : fermée avec son ruban rouge et blanc interdisant l’accès aux pistes .
    Et maintenant, voilà qu’il tombe un petit crachin de glace.
    Enfin une station ouverte !
    Je calcule : il me restait 18 km d’autonomie ; sans commentaire…

    Un bidon de 16-17 L me semble un minimum.
    Que ceux qui ne sont jamais tombés en panne de carburant lèvent le doigt !

  9. A propos de Fussien...

    Propriétaire d’une Interceptor, je mets 13,00 EUR pour 250 km.
    Donc les mauvaises langues… LOL !
    Bécane au top.
    Et je descends d’une 1000 GSX-R… Héhé !

  10. A propos de EgliShadow...

    De quatre à cinq litres au cent ; je lui reproche la dureté de sa selle, mais sinon cette moto est top !

  11. A propos de Bren...

    Même avec un réservoir de 25 litres, les mêmes diront toujours que quand tu passes en réserve il ne te reste plus beaucoup d’autonomie…
    Mais pourquoi attendre d’être bêtement à sec !?
    Une grosse bagnole diesel, malgré son réservoir de 90 litres, ne permet pas non plus de parcourir plus de 50 bornes une fois le voyant allumé.

  12. A propos de Jean...

    Sortant successivement de deux Indian (Chief et Scout), et ayant maintenant un peu d’âge (84 ans), j’aimerais trouver une moto moins lourde et plus maniable ; j’ai eu aussi une HD 883 R, mais celle-là faisait aussi son poids…
    Aussi je vais essayer ces jours-ci la Royal Enfield 650, histoire de tâter le terrain.
    D’après ce que je viens de lire, tout parait ok !
    J’en reparlerai sûrement très bientôt.

  13. A propos de Susokary...

    Mes respects, Jean.
    Je viens justement d’acheter la bécane d’un monsieur qui a décidé de jeter l’éponge.
    Par délicatesse je n’ai pas demandé son âge, mais je doute qu’il ait passé les 80.
    J’espère, arrivé là, être encore capable comme toi ; l’avenir nous le dira…
    Quoi qu’il en soit, puisse cette Indienne te convenir et t’offrir encore de belles balades !
    Tiens-nous au jus, ça ferait plaisir de savoir que tu as trouvé ton bonheur.
    ;)

  14. A propos de Jean...

    Finalement ce n’est pas une, mais deux Royal Enfield que j’ai testées vendredi à la concess’ de Coligny (01) : la 500 Classic et la 650 Interceptor.
    De ces essais s’est dégagée une sensation de plaisir comparable à l’écoute de la grande musique : petite mélodie de nuit pour le mono, et cinquième symphonie de Beethoven pour le twin…
    J’en ressors ravi, enchanté !

    J’envisageais tout d’abord la Classic, car plus sage, théoriquement plus adaptée à mon âge…
    Mais après avoir chevauché l’Interceptor, je voyais les choses autrement !
    Du bonheur à tous les régimes, sans trous, un enroulement parfait des virages, un freinage à la hauteur, une tenue de route irréprochable…
    Vraiment top, cette 650 ; la 500 attendra encore deux ou trois ans.

    De retour chez Raffin Motos (très bonne réputation), qui m’a aimablement confié ces machines deux heures chacune, ma décision était prise : j’ai sur le champ signé pour une Interceptor 2020 neuve.

    Bien sûr, la position est un peu haute, et le confort de la selle différent de mes précédentes Indian, mais comme je suis assez grand (1,83 m), cela ne m’a pas inquiété.
    Juste une remarque concernant le sélecteur des vitesses, côté gauche : le patin de commande n’est pas assez avancé pour y placer une botte de motard, un levier plus long serait le bienvenu.
    De même, le repose-pied de ce côté est trop proche de l’ergot de la béquille latérale, de ce fait malcommode à déplier.
    Des détails…

    J’aurai cette nouvelle moto dès mercredi, alors que du très beau temps est annoncé ; merveilleux !
    Je compte bien en profiter de suite.
    Ensuite je me mettrai à la recherche d’une bonne selle plus moelleuse, si possible, et aussi d’un guidon plus haut, genre custom…
    Si vous avez des infos à ce sujet, je suis preneur !

    Merci, Susokary, pour ton commentaire me concernant.
    Ca réchauffe et me pousse à cruiser encore un moment.
    Bonne route à tous.

  15. A propos de Susokary...

    Super, Jean !
    Ton enthousiasme est communicatif, et je suis très content pour toi.
    Je te souhaite beaucoup de plaisir au guidon de cette belle machine.
    ✌️ ;)

  16. A propos de Fabien...

    Bonjour à vous tous,
    Comme d’autres je cherchais une moto simple et authentique.
    Certes celle-ci a bien quelques défauts, mais surtout de très bonnes qualités !
    Douce, chantante, elle aime se coucher dans les courbes, un vrai vélo…
    J’ai connu moi aussi des bécanes plus puissantes.
    Mais au guidon de cette nouvelle Royal Enfield, le plaisir est constant et facile.
    Je ne regrette pas d’en posséder une…
    Et je comprends que Jean soit tombé sous son charme !
    ✌️

  17. A propos de José Gahona...

    Bon, ça y est, je vais chercher ma 650 Interceptor le 30 juillet prochain.
    Mais j’ai un souci :
    Je dois partir le lendemain pour un petit voyage de 440 kilomètres ; soit 900 bornes aller-retour.
    Quid de la première révision ?
    Certaines concessions annoncent 1000 km, d’autres 500 !
    Angoisse…
    Pouvez-vous me dire ?
    Bien sûr je ferais cette virée en respectant les préconisations pour un bon rodage.
    Merci d’avance pour vos éclairages !

  18. A propos de Susokary...

    500 bornes seulement avant la première révision ?
    Vu les normes actuelles, et par expérience, je pencherais plutôt pour 1000 !
    Mais je ne suis pas concessionnaire Royal Enfield…
    ;)

  19. A propos de Claude Vincent...

    Bonjour à tous,
    Claude, 70 balais, et une Interceptor depuis un mois.
    Après 50 ans de sportives, de gros roadsters et de grosses GT, cette moto est ce qu’il me fallait.
    Très sympa si on reste raisonnable.
    Coté conso, mon dernier plein m’a donné 3,48 L au 100.
    Pour moi le seul bémol est la selle.
    Avant je m’adressais à Yves Moillo ; connaissez-vous d’autres selliers en Touraine ?
    A bientôt.

  20. A propos de José Gahona...

    Bonjour à tous !
    Trois semaines plus tard, mon compteur affiche maintenant 2600 bornes.
    Et je compte participer à trois rassos d’ici mi-octobre, ce qui devrait amener mon totaliseur à 5000 kilomètres.

    J’ai déjà fait installer :

    • Le saute-vent à 99,00 EUR ;
    • Le porte-paquet à 119,00 EUR ;
    • Les soufflets de fourche à 29,00 EUR ;
    • Des grippe-genoux à 20,00 EUR ;

    Le tout m’ayant aussi coûté 30,00 EUR de main-d’œuvre.

    Cette moto est géniale ; mon seul problème : la selle !
    Passé 01H30 de route j’ai le sentiment qu’elle s’écrase, et cela devient très pénible.
    Il faut dire que je parcoure jusqu’à 400 km par jour, et que j’approche des 70 ans…
    Aussi, prochain investissement ?
    Une selle Bultex, reprenant la même forme et le même revêtement.

  21. A propos de Susokary...

    Merci pour ce partage d’expérience, José ; je vois que tu roules encore pas mal, respect !
    Bonne route à toi, en espérant que ce désagrément concernant la selle soit rapidement réglé.
    ✌️ ;)

  22. A propos de Fabrice...

    Bonjour,
    Je viens de commander une Interceptor « Ravishing Red ».
    Avez-vous eu des soucis électriques, au niveau du neiman ou du relais situé sous le cache côté gauche ?
    Lu plusieurs posts à ce sujet sur des forums…
    Merci.

  23. A propos de Berger...

    Bonjour,
    Je recherche comment déposer la selle de ma Royal Enfield 650 Interceptor de 2020…
    Merci pour votre aide.

  24. A propos de Michel Chamorro...

    A 55 ans, j’ai possédé beaucoup de motos, et depuis juillet 2019, je roule au guidon d’une 650 Interceptor achetée avec 300 km au compteur.
    5000 bornes plus tard je peux dire que c’est une très bonne machine !
    A part peut-être les amortisseurs arrière…
    Je les ai remplacés par des Shock Factory, et cela n’a plus rien à voir, très agréables.

  25. A propos de Jean-Marc...

    Je commence à chercher la remplaçante de ma Bullet Classic de 2010, qui affiche maintenant 87000 km ; et je me demandais si l’Interceptor serait la bonne opportunité…
    Personnellement, autant le look de ma 500 m’a fait craquer, autant je trouve cette 650 un peu trop « moderne ».
    Mais à la lecture de ces commentaires, je crois que je vais quand même faire un essai !

  26. A propos de Susokary...

    C’est le conseil que je donne toujours, Jean-Marc : essayez !
    Je rédige mes tests aussi sérieusement que possible, mais à la fin, peu importe mon avis et mon ressenti, c’est aussi une affaire de goût et d’attentes personnelles.
    Rien ne vaut l’expérience réelle ; tu nous diras…
    Mais je suis déjà content de savoir que nous t’avons incité à y regarder de plus près.
    ;)

  27. A propos de Claude Bourland...

    L’âge avançant, j’ai décidé de me séparer de ma Ducat’ ST4S !
    Aussi je recherchais une moto sage, et plutôt vintage pour me rappeler ma jeunesse.
    J’ai découvert cette Royal Enfield 650 Interceptor par hasard, chez Track Motor à Aytre (17).
    Essai proposé, j’ai immédiatement compris que c’est le type de bécane que je voulais !
    Souple, agréable et sécurisante… Je partage ce qui est écrit plus haut.
    Mon Italienne reprise, le concessionnaire m’a proposé une occasion avec laquelle je me balade désormais dans les environs de La Rochelle.
    Bonne route à tous !

  28. A propos de Gilles...

    Des machines, j’en ai eues tant et plus dans ma vie, de la DTMX 125 à la Z1300…
    Après des décennies sans moto perso, à part une Transalp que j’utilise de temps en temps en ville pour le boulot, j’avais envie d’un twin à l’anglaise, et je lorgnais du côté de chez Triumph sans me décider vraiment à dépenser plus de 9000,00 EUR pour l’achat d’une Street Twin, puisque c’était pour un plaisir solitaire et peu fréquent !
    Puis j’ai vu des W800 récentes à prix serré chez plusieurs concessionnaires Kawa, mais avant d’avoir le temps d’en essayer une, le concessionnaire RE, Bike Up à Nice, m’a remis les clés d’une Interceptor.

    Après 100 m à son guidon j’avais l’impression de l’avoir toujours connue, et quelques kilomètres après je me demandais comment j’avais fait pour vivre sans elle !
    De retour à la concession, mes fils qui m’attendaient m’ont dit : « Papa, fais toi plais’… » ; alors j’ai immédiatement signé le bon de commande.
    Depuis nous vivons un amour… à trois, puisque souvent mon épouse aime à nous accompagner.
    J’ai retrouvé dans les commentaires à peu près tout ce que j’ai ressenti moi-même : une allonge et une souplesse moteur insoupçonnable dans cette cylindrée, un plaisir réel et une grande sensation de sérénité.

    La selle, assez grande pour le duo, est plutôt inconfortable après quelques dizaines de kilomètres, et je viens d’ailleurs de recevoir une version « touring » qui j’espère améliorera les choses, autrement j’irai faire transformer celle d’origine par un sellier.
    La fourche me parait un peu dure, aussi, mais j’ai comme repaire un trail, et la sensation de flou à vitesse moyenne a été grandement améliorée par la pose d’un petit saute vent Puig à 40 balles, plutôt élégant, mais apparaît finalement toujours à environ 130nbsp;km/h, ce qui n’est vraiment pas grave.
    La conso, sans chercher l’économie, est à 4-4,5 litres, mais malheureusement la jauge imprécise m’incite à ravitailler plus vite que je ne le devrais réellement.
    Une petite fenêtre LCD dans le compte tours aurait été la bienvenue, pour y insérer une montre et un indicateur de rapport engagé, mais personne, ni rien n’est parfait.

    Si le bruit est très agréable, il manque à mon goût de consistance et je pense me laisser tenter par un échappement aftermarket.
    Mon concess’ m’a proposé du S&S, à environ 600 EUR, ou du Loneranger, à 500 EUR et quelques, tous les deux en finition alu brossé ; mais j’ai repéré sur la toile les silencieux Powerage qui me plairaient assez en version chromée si je les trouve sur un site européen reconnu ou mieux chez Bike Up… s’il ne marge pas trop.
    Des tas de petits accessoires achetés chez lui ou ailleurs viendront sans doute encore agrémenter ma belle.

    Voilà, vous l’aurez compris, je suis plus que satisfait de mon achat.
    Et je recommande vivement son essai !

    P.S.:
    Le premier entretien conseillé par la marque est bien à 500 km, mais mon concessionnaire m’a laissé un peu de marge sans aucun problème et je l’ai fait à 800 km.

  29. A propos de Susokary...

    Merci à tous pour vos commentaires.
    Voilà qui confirme largement mon ressenti, très positif.
    Et votre satisfaction est pour le moins communicative.
    V, comme on dit.
    ;)

  30. A propos de Berger...

    Heureusement que j’ai pu trouver comment déposer la selle de mon Interceptor, car voilà plus de 5-6 jours que la question a été posée… Mais sans recevoir aucune réponse ; bravo !

  31. A propos de Gilles...

    Réponse à Berger :
    Pardon, mais je crois que nous avons tous pensé que depuis tu avais eu l’idée de consulter ton manuel d’entretien ou de téléphoner à ton concessionnaire, qui aurait d’ailleurs du t’indiquer la procédure.
    Content que tu ais trouvé.
    Amitié.

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