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BMW R 18 : Taverne Motorcycle offre un relooking vintage au custom bavarois !

BMW R 18 : Taverne Motorcycle offre un relooking vintage au custom bavarois !

En mêlant pièces homemade et accessoires premium, Taverne Motorcycle confère à la BMW R 18 un style plus néo-rétro, sans nuire à la finition haut de gamme de ce custom…

Si je ne m’abuse, la dernière tentative d’incursion allemande dans l’univers custom s’était soldée par la R 1200 C. Mais si, souvenez-vous, l’immondice conduite une vingtaine d’années plus tôt par Pierce Brosnan, alias « James Bond » dans « Demain ne meurt jamais »… Bon, j’espère ne pas froisser trop de monde en disant cela. Cependant c’est un fait que j’avais cette bécane en horreur, et que je m’étonne encore qu’elle ait pu rester huit ans au catalogue.

Partant de là, j’ai souri quand j’ai lu un peu partout que les Fritz comptaient se relancer sur ce créneau. Néanmoins au moment de sa présentation, le concept de la BMW R 18 a tout de même produit son petit effet waouh ! En comparaison au moins, j’avoue l’avoir appréciée sur le coup, l’avoir trouvée charmante, inattendue et intéressante. Malheureusement surprise et séduction n’ont pas fait long feu, comme souvent le modèle de série les a instantanément anéanties.

L’admission et l’échappement ont alors doublé de volume. Le moteur a hérité d’un radiateur à l’avant, et de caches en plastique à l’arrière. La selle minimaliste, et l’étroit garde-boue qui épousait le fin pneu, ont cédé leurs places à des éléments probablement plus confortables, par contre nettement moins chics. Les grandes roues, de 19 et 21 pouces initialement, se sont comme rabougries, pour n’en plus mesurer que 16 et 19. Les enjoliveurs de fourche sont restés, mais le train avant a pas mal perdu en caractère. Exit les disques aérés, les pieds chromés, le metal flake faisant écho au réservoir, le petit guidon racé, plus stylé qu’un basique drag bar, les leviers de frein et d’embrayage inversés… Bref, j’arrête là la confrontation. Si l’ébauche a révélé une moto épurée et élégante ; les normes et autres contraintes de production ont accouché d’un engin triste et pataud. Visuellement, disons, et à mes yeux au moins.

Pourtant je ne dois pas être le seul à le penser, car nos camarades de Taverne Motorcycle n’ont pas tardé à se pencher sur le cas de cette BMW R 18, pour lui offrir un seyant bolidage. C’est qu’ils soupçonnent les concepteurs de ce modèle de s’être trop inspirés de ce qui nous vient d’outre-Atlantique ; presque leur reprochent de n’avoir pas suffisamment puisé dans l’héritage de la marque d’outre-Rhin. Mais il faut bien laisser du travail aux préparateurs, n’est-ce pas ?

« On a souhaité renforcer son identité de BMW, en reprenant des ingrédient de la fameuse R 5 des années 30 : selle monoplace surélevée, porte-paquet, grippe-genoux, garde-boue enveloppants, feu vintage à l’arrière, pattes de phare old school à l’avant… »

Une idée que la firme a elle-même exploré en 2016. On se souvient de la R 5 Hommage commémorative, cette superbe création alors présentée au prestigieux concours d’élégance Villa d’Este, en Italie, au bord du lac de Côme. Loin d’être une copie parfaite, celle-ci préfigurait en réalité la base que l’on découvre relookée aujourd’hui, après son passage dans l’atelier châteaunevais. La griffe de ce dernier s’affiche en figure de proue, sur la fausse plaque à l’ancienne. Tandis que les badges « R18 – TM #01 » qui ornent le moteur ont été gravés par Julien de Sparrow Kustom Tattoo. Plus bas, les couvre-culasses du boxer ont été légèrement dépolis pour atténuer le clinquant du chrome. Ils sont ainsi parfaitement assortis aux silencieux satinés, à ces contre-cônes Hattech homologués. Cet échappement non seulement libère le son du bicylindre à plat, mais également livre à la vue l’arbre de transmission, le cardan qui devient de fait plus apparent qu’à l’origine.

« Sur ce projet il était important pour nous d’adapter notre façon de travailler. Cette fois nous souhaitions conserver l’homologation du véhicule. Par conséquent le cadre est resté strictement stock, et nous n’avons exploité que les points de fixation qu’il comportait déjà. Les modifications apportées de cette manière sont à la fois réversibles, et plus facilement reproductibles. Or ceci nous permet d’envisager l’édition d’une petite série de cette BMW R 18. »

Quelques composants de premier choix ont été chinés ici et là : les maîtres-cylindres d’embrayage et de frein chez Beringer, les rétroviseurs embouts de guidon chez Highsider, les mini-clignotants à LED chez Rizoma… Mais l’armature qui supporte la selle de type Pagusa, elle, est entièrement originale. Leur pote Florian, ingénieur en mécanique de son état, s’est en effet chargé de la modéliser en 3D, puis de faire découper au jet d’eau les pièces de ce puzzle maison.

« Nous sommes très satisfaits du résultat. En appliquant partout les couleurs apposées à l’usine, ce noir brillant rehaussé de liserés blancs, nous avons respecté le style initial, et obtenu une machine dont on pourrait croire qu’elle sort des chaînes de montage de BMW Motorrad. »

Si ce n’est que, en témoignent ces images signées Noosphere Production, la BMW R 18 estampillée Taverne Motorcycle est tout de même plus raffinée et plus rétro ! Qui s’en plaindrait ?

A propos de Susokary :

Ch'timi né en 1978, et motard depuis le berceau qu'aura été le panier de mes vieux, j'ai commencé à rouler de mes propres roues en Honda QR 50, et chevauche aujourd'hui une Kawasaki W650 qui ne demande qu'à être customisée. Encore une "bratstyle à deux balles" ? Web monkey de métier, amateur de bière et passionné de moto, autrefois brasseur de "Chicks and beers", désormais au guidon de "Un pneu dans la tombe", j'apporte ma modeste pierre à l'édifice de quelques entreprises œuvrant dans l'univers motocycliste.

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1 commentaire

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  1. A propos de Bernard Demonchaux...

    Un bien joli joujou, qui à mon sens s’éloigne dangereusement de l’esprit UPDLT…

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