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La Yamaha XS 650 cafe-racer de Thomas...

La Yamaha XS 650 cafe-racer de Thomas…

Thomas souhaitait nous présenter sa Yamaha XS 650 cafe-racer…
Voici son petit mot et ses photos !

« Mon désir absolu, c’est une Triton 750. Ou bien une Rickman Street Metisse. Ou même une BSA Goldstar. Bref, un moteur anglais qui te fait sauter les plombages autant que ses propres joints, logé dans une partie cycle inimitable. Sauf que mon banquier n’aime pas du tout l’idée ! Et puis, les anciennes rosbifs, c’est caractériel comme une belle-mère… En somme la vieille anglaise rêvée, ce n’est pas d’actualité.

Mais il suffit parfois d’une opportunité inattendue, pour finalement s’approcher du beau et du véritable cafra vintage ! Et justement, j’ai eu l’occasion de m’offrir cette Yamaha XS 650 cafe-racer, basée sur un modèle de 1975, quelque part plus british à l’époque qu’une moto anglaise contemporaine. Tout est là : la saveur du gros twin vertical calé à 360°, sans arbre d’équilibrage, et sans l’aigreur provoquée par les fuites et les pannes (les puristes diront le charme…).

Enfin, mon kif au départ c’est plutôt la restauration pure et dure, le sauvetage de trapanelles abandonnées, bornées, rincées. Je trouve que les youngtimers, montées d’origine, peuvent être séduisantes. Ainsi mon palmarès compte les résurrections d’une Honda XLS 250, d’une Yamaha XJ 650 Seca, et d’une Yamaha SRX 600 qui a fini attelée à un joli panier GEP (Note du taulier : des réalisations à découvrir sur son site "Rouille & Patine" !). Alors, pour qu’une bécane customisée m’attire, elle devait avoir de solides arguments. Car je ne suis pas un garçon facile !

Et qu’a-t-elle de particulier, celle-ci, pour m’avoir fait craquer ? C’est simple, c’est un vrai cafra d’autrefois, sans esbroufe, qui assume son âge. Pour « faire la tonne », cette Yamaha XS 650 cafe-racer se la joue Rickman Metisse, avec son long réservoir orange, ses guidons bracelets, ses commandes reculées, et son tableau de bord des plus dépouillés. Toutefois par dessous, elle a conservé son cadre, sa partie cycle d’usine. Ainsi ce seyant plumage cache le ramage d’une type 447, très proche de l’origine.

Niveau électricité, le circuit d’allumage est stock. Le faisceau a été un peu adapté, mais l’essentiel est toujours là : condensateurs, rupteurs… La fourche, les freins, et les jantes à rayons de 18 et 19 pouces ont également été préservés. De même que la boucle arrière a été épargnée, sous ce joli cul de selle racing. Conserver ces éléments, et donc la géométrie de base, permet à la machine de vraiment s’inscrire dans son époque. Voilà une moto de presque 50 ans, et sa patine ne la rend que plus élégante. Ce n’est pas neuf, c’est magnifique.

Le moteur n’est pas modifié non plus, son volume reste 654 cm3. Je pense qu’il vaut mieux garder la cavalerie d’origine, si on ne veut pas nuire à la fiabilité sur le long terme. Il a tout de même été amélioré au niveau de la filtration d’huile, avec la mise en place d’une crépine en alu et d’un kit filtre de meilleure qualité. La carburation, elle, a simplement été adaptée aux cornets. Et ça ronronne…

Au final, voilà une Yamaha XS 650 cafe-racer sobre et soignée, dont le charme mécanique et les caractéristiques dynamiques ont été préservés. Bien que je ne dispose pas d’un historique très détaillé concernant cette superbe « ton-up girl », que je ne sache pas qui l’a préparée, ni quand, je peux dire qu’elle a été bichonnée. Bien sûr quelques ajustements pourraient la rendre encore plus attrayante, néanmoins elle a déjà son petit succès quand je l’emmène en balade.

D’ailleurs, à rouler, ça donne quoi ? La moto est assez haute et longue, le réservoir type Rickman oblige à tendre les bras. La boite est précise (comme une Yam’ !), et ça se conduit sur le couple avec un grand sourire. C’est un vrai bonheur que d’entendre et de sentir rugir ce twin. On se surprend à enrouler dans les virages, allongé sur le bidon. Elle demande juste un peu d’accompagnement du corps, ce qui est normal compte tenu de la taille de ses roues.

En parlant de ressenti, il faut quand même avouer que ça frémit fort, et pas que dans les pieds… Couplé à la position très en avant, les vibrations vont jusqu’à masser la prostate ! Mais bon, ce n’est pas bien grave et c’est connu : les vieilles font bander. En résumé, je dirais que cette machine vraiment rétro combine le plaisir d’un vieux bicylindre calé à 360°, vibrant et vivant, et celui d’une partie cycle qui n’est pas dénaturée, amusante et cependant pas piégeuse.

Comment ne pas être conquis ? »

A propos de Susokary :

Ch'timi né en 1978, et motard depuis le berceau qu'aura été le panier de mes vieux, j'ai commencé à rouler de mes propres roues en Honda QR 50, et chevauche aujourd'hui une Kawasaki W650 qui ne demande qu'à être customisée. Encore une "bratstyle à deux balles" ? Web monkey de métier, amateur de bière et passionné de moto, autrefois brasseur de "Chicks and beers", désormais au guidon de "Un pneu dans la tombe", j'apporte ma modeste pierre à l'édifice de quelques entreprises œuvrant dans l'univers motocycliste.

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