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Une balade familiale en side-car Chang-Jiang, offerte par HB Motors !

Une balade familiale en side-car Chang-Jiang, offerte par HB Motors !

Revendeur local des side-cars Chang-Jiang, HB Motors nous a permis de tester en famille ce sympathique engin. Et voici donc le résultat de cet essai…

S’ils n’avaient commercialisé que des 125 exotiques, aurais-je eu l’occase de vous causer de HB Motors ? Pas sûr… Mais en devenant distributeur des side-cars Chang-Jiang, soudainement la jeune enseigne nordiste a suscité mon intérêt. Père de deux mômes, j’ai quelquefois hésité à lâcher ma caisse pour investir dans un attelage. Cela m’a d’autant plus traversé l’esprit que j’ai moi-même grandi dans un panier à une époque. Mais je vous parle d’un temps où on arrimait des Jewell à des Z1000, par exemple, période dont je garde plus de vieilles photos que de vrais souvenirs. Passons.

Je n’ai pas l’habitude d’emmener les gosses avec moi, lors de mes essais. Néanmoins cette fois la nature du véhicule incitait évidemment à les convier. Exceptionnellement c’est donc en famille que ce test s’est déroulé. Et à vrai dire, parler de test sonne ici un peu prétentieux. Etant donné mon expérience nulle en tant que pilote de side-car, je me limiterai aujourd’hui à partager notre ressenti, suite à ce qui relève plus de la promenade initiatique. Ainsi je laisserai aux spécialistes le soin de compléter ce papier lacunaire, avec les infos qu’ils jugeront pertinentes. A ce titre les commentaires sont toujours ouverts !

« Salut Jérôme, on te passe le side quand tu le souhaites, et sitôt que la météo s’y prête. A dispo pour en reparler, te présenter la marque, l’engin… »

Subséquemment nous prîmes rendez-vous mi-octobre avec Arnaud. Sa concession, située à Marcq-en-Barœul, bénéficiait encore à cette période d’une lumière extérieure propice aux photos ; merci l’été indien ! C’est là que nous avons découvert cet attelage néo-rétro, et surtout leur exemplaire d’essai qui a reçu une belle peinture perso. Si l’éclairage à LED et le compteur LCD trahissent le jeune âge de cette machine, la ligne générale reste résolument vintage. La nacelle type Yeti, affublée d’une roue de secours, contribue largement à l’illusion, tout comme les deux selles solo suspendues.

« A l’arrière mieux vaut saisir fermement la poignée ! Parce que dans les virages un peu secs on a vite fait de glisser. »

Ok, noté. Mais avant d’embarquer un passager, il s’agissait déjà dans mon cas de prendre l’engin en main. Une brève initiation fut par conséquent improvisée sur le parking, lequel est suffisamment vaste pour permettre les slaloms et les huit. Garder le buste bien droit et serrer les genoux de part et d’autre du réservoir offre un bon appui pour faire levier sur le guidon, et préserve de la tentation réflexe de poser le pied à l’occasion. Tout en conservant une conduite souple, j’ai pu progressivement augmenter le rythme à mesure que je me familiarisais avec le comportement de ce side-car Chang-Jiang.

« Attention à la largeur totale ! Au delà du panier il faut encore compter une trentaine de centimètres avec le châssis et la troisième roue. »

En somme l’autre habitude à oublier immédiatement, c’est celle de remonter les files ou de zigzaguer entre elles, alors que la machine qui nous intéresse est presque aussi encombrante qu’une bagnole. Et même lorsque la route est dégagée, vous vous en doutez bien, ça n’a strictement rien à voir avec une bécane. A l’accélération le poids mort à droite à tendance à vous emmener vers le trottoir. Tandis qu’au freinage on subit légèrement le phénomène inverse malgré la présence d’un disque supplémentaire. Et le tout se manifeste autant en ligne droite que dans les lacets !

« Si dans un virage à droite le panier vient à lever, il ne faut surtout pas freiner sous peine de faire une embardée, mais simplement relâcher les gaz. »

Rassurant. En prenant la route, je ne vous cache pas que je gardais une pointe d’appréhension, et mes principaux sens bien en éveil par peur d’esquinter cet attelage de prêt. J’ai ainsi parcouru les premiers kilomètres comme sur des œufs, pas aussi tendu que Natacha, mais pas loin. Il faut dire qu’au départ, j’avais même des difficultés à conserver le cap en remontant simplement la rue de Menin. Ouvrir les gaz me déviait immédiatement vers la droite, les relâcher instantanément vers la gauche. Sauf à vouloir tanguer comme un bateau et choper le mal de mer, au démarrage la conduite coulée s’impose.

Notez que ce side-car est moins haut sur pattes que l’Ural de notre camarade Olivier, qui nous a fait la surprise de venir de Liège pour nous accompagner. En conséquence le modèle chinois souffre d’un roulis moindre, mais le concurrent russe a l’avantage de sa capacité de franchissement, et dispose accessoirement d’un flat twin au look plus ancien. Sur le plan esthétique, le bicylindre en ligne à refroidissement liquide du Chang-Jiang ne charme pas autant. A l’usage il ne nous transporte pas non plus dans le temps, ni à des vitesses folles avec ses modestes 55 chevaux.

Rien de grave cependant, on achète pas ce genre d’engin si l’on est pressé. Ici le plaisir est ailleurs, dans le fait de se promener en profitant du paysage, des vibrations du moteur, voir de la conversation du singe passager. C’est indéniablement un véhicule convivial, à partager. Et si son pilotage de prime abord peut sembler laborieux, finalement on prend vite ses marques et en arrive à trouver ça carrément marrant. Pour moi l’inertie de la nacelle devint rapidement une source de jeu, et mener cet attelage dans les chemins étroits et sinueux qui vont du Septentrion à la Ferme aux Oies une formalité amusante.

La première et la seconde, courtes, permettent de décoller, le rapport suivant d’enrouler sur le gras du couple, et le dernier de cruiser quand les virages s’espacent. En somme la boite est assez bien étagée, une fois élancé on a peu besoin de la solliciter. Les suspensions Kayaba font le job, au point que les ressorts sous les selles sont peut-être superflus. Qui a envie de rebondir sur chaque nid de poule ? Quant au freinage combiné, il s’actionne via la pédale, permet de rester relativement en ligne (chose plus difficile quand on sollicite le levier au guidon), et suffit à stopper les 365 kg de la bête.

Côté pratique on peut signaler une autonomie de près de 300 bornes, la présence de prises 12 volts et USB, et celle d’un coffre pas négligeable. Ensuite pour augmenter sa capacité au tourisme, d’imposants porte-paquets peuvent être ajoutés à l’avant et l’arrière du panier. Des feux longue portée et un treuil sont également proposés en option, mais ceux-ci n’augmenteront pas significativement les aptitudes au tout-terrain du side-car Chang-Jiang, pénalisé par sa garde au sol réduite et ses pneus routiers, là où l’Ural bénéficie de boudins à tétines, et de garde-boue et d’échappements plus haut placés.

S’il n’a pas les prétentions off-road du russe, le chinois a l’avantage de virer plus à plat et d’être plus vif sur l’asphalte. Il se place surtout mieux en terme de prix, en étant quasiment 20% moins cher ! Un argument de taille, pour une machine qui dispose aussi d’un énorme capital sympathie. J’en veux pour preuve ce couple en Sportster à côté duquel on patientait au feu tricolore de l’aérodrome, et qui nous adressait de très larges sourires, l’air presque envieux ; ou encore ces nombreux automobilistes comme hypnotisés par notre passage.

Mais les plus conquis par cette balade bucolique en attelage, ce fut sans doute mes petits sacs de sable. Le baptême fut validé, au point que je m’attendais à voir écrit « side-car de chez HB Motors«  sur leurs dernières listes au Père Noël. En définitive, c’est peut-être moi qui finirai par craquer et ajouter une nacelle à ma bécane… Qui sait ?

A propos de Susokary :

Ch'timi né en 1978, et motard depuis le berceau qu'aura été le panier de mes vieux, j'ai commencé à rouler de mes propres roues en Honda QR 50, et chevauche aujourd'hui une Kawasaki W650 qui ne demande qu'à être customisée. Encore une "bratstyle à deux balles" ? Web monkey de métier, amateur de bière et passionné de moto, autrefois brasseur de "Chicks and beers", désormais au guidon de "Un pneu dans la tombe", j'apporte ma modeste pierre à l'édifice de quelques entreprises œuvrant dans l'univers motocycliste.

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6 commentaires

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  1. A propos de David Vollborth...

    Super article.
    Je suis totalement jaloux, n’ayant jamais conduit de side.
    C’est (presque) dommage qu’ils aient mis des freins à disques.
    Ce n’est plus une copie chinoise de BMW de la guerre…
    Le bouclard American Twin (qui n’existe plus ?), à Nœux-les-Mines, en vendait.
    Ils en avaient fait un perso en gris allemand ; magnifique.
    Je sais que je vais craquer un jour ou l’autre !

  2. A propos de Tata Yvonne...

    Et si nous arrêtions de donner notre argent à la Chine ?
    Pays autoritaire ne respectant aucune valeur occidentale…
    Acheter de la moto asiatique : oui !
    Mais pas de la chinoiserie comme KTM tente de le faire, par exemple.

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